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Afin de faciliter l'information relative à la mobilisation des compétences marocaines à l'étranger, le Ministère Chargé des Marocains Résidant à l'Etranger et des Affaires de la Migration a mis en place une plateforme Web ciblant de façon prioritaire la communauté marocaine expatriée qualifiée. Il s'agit notamment de rassembler sur la même plateforme les informations relatives aux plans et programmes nationaux en œuvre au Maroc, aux opportunités d'affaires et d'investissements, au programme de mobilisation de compétences mis en œuvre par le MCMRE en partenariat avec les différents acteurs nationaux, les pays d'accueil et les réseaux de compétences.

Cette plateforme permet également l'accès facile aux guides pratiques et aux annuaires thématiques ou géographiques élaborés par le Ministère et ses partenaires. 

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Carrièrres Stages : l'inadéquation entre les attentes des étudiants et les besoins des managers persiste

L'inadéquation entre les attentes des étudiants et les besoins des managers persiste

Les offres de stages ont augmenté sensiblement par rapport à l'année dernière. Commerciaux et informaticiens sont les plus recherchés. Les entreprises qui versent des indemnités sont rares et les montants sont modiques. stage etudiant Stagiaires.ma, première plateforme gratuite de mise en relation entre étudiants et recruteurs, publie son baromètre 2014 sur les dernières tendances des pratiques de stages. Cette étude réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 3200 étudiants ayant effectué au moins un stage et de 340 managers et responsables RH avait pour objectif de mesurer l'évolution du secteur des stages et stagiaires au Maroc. Il en ressort que les offres de stages ont augmenté sensiblement par rapport à l'année dernière. 41% des entreprises ont déclaré avoir fait appel aux stagiaires durant ce premier semestre contre 38% l'année dernière. Cela contraste avec le besoin en termes de stagiaires exprimé par les entreprises qui reste très élevé : 91% en 2014 contre 84% pour l'année précédente. L'indécision des entreprises s'explique en partie par le manque de qualité des profils des étudiants, suivi de la difficulté liée à la disponibilité des étudiants, ainsi que celle relative à la méconnaissance des sources de recrutement. Pour leur part, les étudiants enquêtés évoquent surtout les difficultés liées au choix de l'entreprise (81%) et à la réactivité de cette dernière (66%). L'enquête montre également une inadéquation entre les attentes des uns et des autres en matière de besoins exprimés. Alors que les demandes de stage formulées par les étudiants concernent principalement les secteurs de l'informatique (21%), du marketing et de la communication (19%) et des RH (18%), les entreprises recherchent surtout des commerciaux (57%) et des informaticiens (39%). Insatisfaction du séjour en entreprise pour plus de la moitié de l'échantillon Viennent ensuite les secteurs de la finance et gestion, ainsi que du marketing et de la communication avec respectivement 31% et 28%. Autre écart constaté, la durée du stage. 21% des entreprises interrogées souhaitent offrir des stages de longue durée (6 mois et plus), tandis que 4% seulement des étudiants manifestent le souhait d'effectuer des stages d'une telle durée. La durée moyenne des stages recherchés par les étudiants est comprise en 2 et 4 mois (plus de 70%), au moment où du côté des managers la durée du stage souhaitée est située entre 4 et 6 mois (à hauteur de 58%). Par ailleurs, seulement 42% des entreprises attribuent des primes de stage. Une hausse considérable comparée à l'année 2013 où ce taux était de 33,5%. Cette indemnité est généralement comprise entre 1 000 et 2 000 DH (plus de 80%). Les entreprises qui octroient des primes supérieures à 3 000 DH représentent seulement 11%, contre 2% pour celles qui donnent des indemnités comprises entre 2 100 et 3 000 DH. Enfin, sur l'aspect satisfaction, plus de la moitié des étudiants interrogés déclarent être insatisfaits de leur stage. Idem pour les managers. Cette insatisfaction est corollaire de l'inadéquation entre les besoins exprimés par les étudiants en matière de stage et les attentes des managers en termes de qualité du profil, de rentabilité, entre autres.

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Fès : les Marocains du monde créent 23 entreprises en 2014

Fès : les Marocains du monde créent 23 entreprises en 2014

Un total de 23 entreprises, tous secteurs d'activités confondus, ont été créées au cours du 1er semestre 2014 au niveau de la région Fès-Boulemane par les Marocains du monde, contre 15 durant la même période de l'année 2013, soit une augmentation de 53 pc. D'après des données statistiques du Centre régional d'investissement (CRI), les entreprises créées par les Marocains du monde ( MDM) devraient générer 115 postes d'emploi. Par nature juridique, les Sociétés à responsabilité limitée (SARL) constituent 91 pc du total des entreprises créées, alors que les personnes physiques représentent les 9 pc restants. La répartition des entreprises par secteur d'activité fait ressortir la prédominance du secteur des services avec 52 pc des entreprises créées par les MDM, suivi du commerce avec 35 pc et du bâtiment et travaux publics (BTP) (13 pc). Un total de 762 entreprises ont été créées au cours du 1er semestre 2014 à Fès-Boulemane, contre 700 durant la même période de l'année 2013, soit une hausse de 8 pc, a indiqué le CRI, précisant que ces entreprises créées devraient générer 3.810 postes d'emploi. L'analyse des entreprises créées durant ce semestre par secteur d'activité révèle la prédominance du secteur des services avec une part de 39 pc, suivi du secteur du commerce (32 pc), de celui du BTP (22 pc), et de l'industrie et de l'artisanat avec respectivement 4 et 2 pc. La répartition des entreprises par nature juridique fait ressortir la prédominance de la forme "SARL" avec 84 pc et des personnes physiques avec 14 pc.

Fès : les Marocains du monde créent 23 entreprises en 2014

Pour la diversité dans les médias : des formations gratuites de préparation aux grandes écoles de journalisme

La chance aux concours du Centre de Formation des Journalistes (CFJ) de Paris

Les écoles de journalisme forment chaque année les jeunes professionnels qui seront chargés de s'adresser demain aux téléspectateurs, lecteurs, auditeurs, internautes, à la population française qui s'informe via les médias. Mais encore faut-il que la diversité soit présente. Il existe 14 écoles de journalisme en France reconnues officiellement par la profession (Commission nationale pour l'emploi des journalistes). Carte de presseParce qu'ils doivent parler à tout le monde, il est essentiel que les journalistes de ces écoles soient représentatifs de la diversité de la société française et donc des Français issus de l'immigration ou des étrangers qui ont fait le choix de devenir Français. Malheureusement ce n'est pas le cas aujourd'hui. En effet ces écoles sont très demandées, les entrées se font sur concours et la sélection fonctionne comme un plafond de verre sur lequel se cognent les jeunes issus des milieux moins favorisés. C'est pourquoi les rédactions des médias accusent le plus souvent une sous-représentation des classes modestes et populaires. La multiplication des préparations payantes aux concours d'entrée (de 2 500 à 6 500 euros !) ne fait rien pour améliorer les choses. Pour pallier cet état de fait, des initiatives sont prises pour permettre à des jeunes issus des milieux populaires de se préparer aux écoles de journalisme. Prépa Égalité des chances de l'ESJ de Lille et du Bondy Blog Ainsi, l'École Supérieure de Journalisme ESJ Lille et le Bondy Blog organisent chaque année, depuis 2009, une classe préparatoire aux concours des écoles de journalisme ouverte à des jeunes boursiers titulaires d'une troisième année de licence à l'université, de toutes origines, avec un bon dossier scolaire et universitaire, mais issus de familles à revenus modestes. L'objectif de ce projet est de réunir les moyens pédagogiques et matériels pour permettre à ces jeunes de tenter les épreuves des concours des écoles de journalisme avec les mêmes chances de réussite que les jeunes issus de milieux plus favorisés. Il ne s'agit donc pas de faire de la discrimination positive, mais de donner des outils à ces jeunes pour qu'ils puissent tenter leur chance à armes égales avec les autres candidats. Télécharger la plaquette complète de la Prépa égalité des chances Accéder au formulaire d'inscription Date limite de dépôt des candidatures : 22 août 2014 Plus d'infos : www.esj-lille.fr rachel.bertout@esj-lille.fr La chance aux concours du Centre de Formation des Journalistes (CFJ) de Paris Cette initiative – lancée il y a sept ans par des anciens élèves du Centre de Formation des Journalistes (CFJ) – est née des critiques récurrentes faites à la profession. Les rédactions des médias sont loin de refléter la diversité de la population française. Raison de plus pour donner un coup de pouce aux étudiants boursiers, avec cet accompagnement assuré par des journalistes professionnels et bénévoles. Les cours sont donnés dans les locaux du CFJ (Centre de Formation des Journalistes) à Paris. L'association met en place des sessions de préparation toute l'année le samedi. Elle apporte une aide dans la recherche de stages en entreprise, prend en charge les frais liés aux concours (inscription, déplacements, …). La chance aux concours intervient dès la sélection des candidats puisque les personnes qui ne sont pas retenues bénéficieront de conseils pour leur CV, pour leurs entretiens futurs. Une aide pourra même leur être apportée dans leur orientation. La préparation aux concours des différentes écoles reconnues se déroule de novembre à juin. Elle insiste notamment sur l'anglais et la préparation aux examens blancs. La formule a fait ses preuves : sur les 150 étudiants accompagnés depuis 2007, 54% ont intégré une école de journalisme reconnue. Comment s'inscrire : peut postuler tout étudiant boursier titulaire au minimum d'un diplôme BAC+2 ou de 120 crédits ECTS, âgé de moins de 26 ans l'année du concours (né après le 31/12/1989). Les étudiants sont sélectionnés sur dossier (CV+ Dossier d'inscription) puis lors d'un entretien oral. Date limite de dépôt des candidatures : 10 octobre 2014

La chance aux concours du Centre de Formation des Journalistes (CFJ) de Paris

يزيد الأنزاري.. مغربيّ أفرد حياته للتخصّص في البصريّات بإسبانيا

يزيد الأنزاري.. مغربيّ أفرد حياته للتخصّص في البصريّات بإسبانيا

صادف مسار دراسته الابتدائيّة صعوبات لم تقترن بصعوبة التحصيل بقدر ما لازمت مشاكل في النظر إلى السبورة والكتب الدراسيّة، وحين تخطّى هذا الإشكال أفرد مساره للتحوّل إلى مختص في علم البصريات وتقنياته الحديثة.. جاعلا من نفسه محاربا لضعف النظر ما استطاع إلى ذلك سبيلا. يزيد الأنزاري هو من مواليد الهجرة، إذ عانق العالم بالعاصمة الفرنسية باريس، لكنّه عاد في عمر الثالثة صوب مدينة الدّار البيضاء التي درس بها حتّى نيل شهادة الباكلوريا.. وتلقى تكوينة الجامعي في البيولوجيا بكلية العلوم لجامعة عبد المالك السعدي بتطوان. صادفت طفولة يزيد، عند بلوغه ربيعه الـ12، مشاكل في نقص البصر.. وقد دفعته المساعدة التي تلقاها من لدن مختصين إلى الحلم بأن يصير مثلهم، يساعد المرضى في استرجاع وضوح الرؤية.. حيث جاهر أسرته بما جال في ذهنه وقتها، وشرع يعمل من أجل تحقيق ذلك. طلب العلم بمدريد عندما أنهى الأنزاري دراسة السلكين الجامعيين الأولين بالمغرب، ونيله الإجازة في علوم الطبيعة، تنقل صوب الديار الإسبانيّة، مستفيدا من علاقة شراكة تجمع بين كلية العلوم بتطوان ونظيراتها الإسبانية.. مفلحا في انتزاع تسجيل بكلية للبصريات، منهيا مسارها في 4 سنوات، ثمّ نيل الدكتوراه من جامعة الكُومبْلُوتِينسِي بمدريد عام 2002. يشتغل ذات الأكاديمي المغربي في التدريس بذات الجامعة التي تخرج منها، كما راكم مسارا في البحث العلمي بالمجال الذي أفرد حياته للتخصص فيه، وزيادة على كل هذا يمتلك عيادة خاصة به للنظارات والعدسات اللاصقة، ممارسا بها نشاطه في الكشف على المرضى وتشخيص حالاتهم. تخطّي العراقيل كغالبية الشباب المغاربة المنتقلين من المغرب للدراسة بإسبانيا، وجد يزيد الأنزاري نفسه، في بداية مشوار الهجرة، أمام عراقيل مادية كان ينبغي عليه مواجهتها أمام بساطة أسرته ومواردها المالية المحدودة.. ويقر نفس المغربيّ بأن رفقته من الأصدقاء قد جعلته وسط تكافل ساعد الجميع على تخطي هذه الصعوبة، مسلحين بالصبر أمام وضوح الهدف، لاجئين إلى اقتراضات من أقارب لأجل إكمال مشوار التمدرس. ويقول الأنزاري: "كنّا، عند مقدم كل صيف، نضحي بعطلنا من أجل امتهان حرف موسميّة في مجالات عدّة أبرزها الفلاحة.. نحال خلال هذه الفترة أن نجمع المال الذي نتقاضاه من اجل تسديد الديون وتخصيص البعض منه للموسم الدراسي الجديد الذي يكون على الأبواب.. أقرّ أن الجمع بين العمل والدراسة صعب للغاية، لكنّ التحدّي تمّ خوضه بنجاح كبير". طريق معبّدة يعتبر يزيد، بناء على تجربته الذاتية، أنّ شق المسار بالمغرب يختلف عن ذات العملية بإسبانيا، مشبّهة الأولى بالجري وسط طريق غير معبّدة بينما الثانية كاستعمال الطرق السيّارة.. "كل من درسوا إلى جواري، من المغاربة، لاقوا دعم الإسبان، سواء كان هؤلاء الداعمون من الطلبة أو الأساتذة، حيث تركز السند على إتقان اللغة وتحقيق الاندماج في الأعوام الأولى، بينما ووكب كل هذا، في الأعوام اللاحقة، بفتح مجالات الاشتغال بالأبحاث التي نبتغيها" يردف الأنزاري. أول تعاط للإطار المغربي مع مجال البحث تم ضمن منحة جامعية استطاع بواسطتها تمويل تعاطيه مع شبكية العين في كلية الطب بمدريد.. بينما أفرد أطروحته من أجل نيل الدكتوراه إلى خلايا بشبكيات العين لو يكن يُعرف دورها بعد، مركّزا على مهامها في مساندة البنية وكذا ضمان صيانتها بشكل دائم ومستمرّ. تقييم إيجابي يقيّم يزيد الأنزاري مساره بإيجابيّة، خاصّة وأن مساره المهني يواصل تحقيق النجاحات.. لكنّه لا يخفي رغبته في أن ينقل ما تعلّمه صوب المغرب بناء على شراكات مع أطر مماثلة له تشتغل بالوطن الأمّ.. ويضيف بخصوص ذلك: "أومن بضورة تقديم المساعدة لبلدي المغرب، وأنا مستعدّ لذلك ضمن التعامل مع كل الجهات المختصّة.. فخبرتي تمكنني من التعامل مع التدخلات الجراحية التي تغني عن استعمال النظارات التقليديّة، إضافة لتقنيات حديثة من أجل تصحيح بصر الصغار بطرق حديثة للغاية وفعّالة". ويرى نفس الأكاديمي المغربي المختص في البصريات أن الشباب الطامحين إلى النجاح ينبغي أن يتمكنوا من تحديد أهدافهم في المنطلق حتى يسهل مسارهم، معتبرا أن هذه الخطوة ضروريّة لأجل ضمان الإصرار في تخطي العثرات، سواء كان ذلك بالمغرب أو بالخارج.. "لم أرحل إلى إسبانيا حبا فيها، رغما عن اعتباري لها كبلد ثان لي، لكنّي قدمت من أجل تحقيق هدفي الواضح وضمان نجاحي كفرد مغربيّ قادر على ذلك" يصرّح يزيد الأنزاري.

يزيد الأنزاري.. مغربيّ أفرد حياته للتخصّص في البصريّات بإسبانيا

رشيد شهبون.. خبير مغربي يبحث في السرطانات والإشعاعات بغرناطة

رشيد شهبون.. خبير مغربي يبحث في السرطانات والإشعاعات بغرناطة

هو نتاج صرف للمؤسسات التكوين العموميّة المغربيّة التي تلقّى بها تعليمه لـ16، لكنّ توجّهه صوب إسبانيا صقل ما راكم من معرفة حتّى يغدُو خبيرا مختصّا في الكيمياء العضويّة وباحثا ضمن مجال يقترن بالأمراض السرطانيّة ومفعول الإشعاعات بمؤسسة أكاديميّة محترمة من طينة جامعة غرناطة. وُلد رشيد شهبون بشفشاون، لكنّه يرتبط بمدينة تطوان بفعل تنقل أسرته إليها وهو في أولى سنواته، وبـ"مدينة الحمامة" درس كافة أطوار التعليم بمؤسسات عموميّة، وبعد نيله للإجازة في الكيمياء تحصل على منحة دراسية حملته صوب إسبانيا لاستكمال التعليم العالي حصل رشيد على شهادة الدكتوراه أواسط تسعينيات القرن الماضي، وبفعل تفوّقه نجح في انتزاع منحة جيدة تخوّل له استكمال مشوار التحصيل ما بعد الدكتوراه، ثم أتّت سنة 2000 التي شهدت توقيعه لعقد عمل هو الأول له مع جامعة غرناطَة، مموّلة من طرف الاتحاد الأوربي وتقترن باختصاص شهبون الأكاديمي في الكيمياء العضويّة. رجوع إلى المغرب اجتاز رشيد شهبون، في السنة الرابعة من الألفية الحالية، مباراة الولوج للاشتغال بالمدرسة الوطنية للنباتات الطبية والعطريّة بالمغرب، وبذلك فعّل هجرة معاكسة صوب الوطن في تجربة استمرّت لشهور.. ويقول عنها رشيد: "المدرسة التي صدر قرار تشغيلي بها لم تكن قد بنيت بعد، بالرغم من اجتيازي لمباراة تهمّ هذا الغرض إلى جوار آخرين.. ولذلك بقيت بالمغرب لسنة ونصف كنت أتقاضى خلالها راتبي كاملا دون عمل، حيث كنّا نسكن فيلاّ ولا انشغال لنا غير تمضية الوقت بشرب كؤوس الشاي والقهوة..". هذه الواقعة المختلّة لم تنل من طموح شهبون الذي أفلح، رغما عن غياب المدرسة المغربية عن أرض الواقع، في استقطاب تمويلَين لمشروعين اثنين من ميزانية جهة إقليم الأندلس الإسباني.. "تمّ تمويل تجهيزات أدخلتها أنا إلى المغرب، لكن الإشكال الحقيقي كان في أستاذ مشرف علينا كان يرغب في إبقائنا ضمن الوضع الحالي في انتظار تسميته مديرا على المدرسة الوطنية للنباتات الطبية والعطرية التي كانت بعيدة عن التشييد أنذاك.. ومع استمرار الاختلال عاودت حزم حقائبي وقصدت إسبانيا من جديد". مسار جديد بإسبانيا لم يكن رشيد، طيلة مقامه بالمغرب، منقطعا عن المسؤولين بجامعة غرناطة التي مارس بها، محتفظا بذات الثقة التي بناها طيلة سنين.. ورغما عن تخليه عن موقعه بمصلحة الكيمياء العضوية بجامعة غرناطة إلاّ أن عودته نحو الأندلس من جديد عرفت اشتغاله بذات المؤسسة الجامعية ضمن مصلحة الفحوصات بالأشعّة، حيث استمر ذلك لعامين قبل خوضه مباراة نجح فيها للالتحاق بمنصبه الأصلي. "عام 2011 عدت للاشتغال بمصلحة الكيمياء العضوية في جامعة غرناطة، ويوازي ذلك عملي مشرفا على مصلحة الإشعاعات وتأثيراتها على الصحّة.. ولحدّ الآن راكمت 14 من التدريس الأكاديمي بغرناطة، زيادة على 62 من المنشورات العلميّة في منابر دولية مختصّة، واسمي مقترن بـ12 براءة اختراع، إحداها هي في طريقها نحو المستهلكين مع شركة كبيرة مستقرة بالأنلس" يضيف رشيد شهبون. ويركّز ذات الخبير المغربي على الاستغلال الصناعي لمكوّن من زيت الزيتون، كاشفا بأن إنتاجه قد تمّ على إثر أبحاث معقّدة وأن بيعه للمختصين هو في طور الإنجاز.. إذ دقق شهبون في فعالية نفس العنصر ضدّ الأكسدة، رابطا بينها وبين الأمراض السرطانية وكذا تحسين أوضاع البشرة. ارتياح وطموح يقرّ رشيد شهبون بمراكمته للارتياح من تجربته التي امتدّت على ضفتي البحر الأبيض المتوسّط، خاصّة وأنّها غطّته بالاحترام والتقدير.. ويورد بخصوص هذا: "ليس ذلك سهلا على أجنبي قادم من المغرب، ولا أن يهمّ الأكاديميّين والطلبة على حدّ سواء.. إذ أعتبر نفسي من المغاربة القاطنين بالخارج الذين خلقوا التوازن في سمعة البلد بالابتعاد عن النمطيّة.. وأنا فخور بانتمائي وبما حققته حتى الآن". ويفتخر رشيد شهبون أيضا بتعاملاته مع عدد من الجامعات المغربيّة، بمدن تطوان والمحمدية ومراكش وفاس، كمشرف على أطروحات لـ7 طلبة قادمين من هذه المؤسسات الجامعيّة بناء على تنسيق في البحث العلمي يلمّها مع جامعة غرناطة في مجال الكيمياء، كما يحس بانتشاء في كلّ مرّة يتحرّك نحو المغرب لحضور مناقشة أحد هؤلاء الطلبة للبحث الذي أنجز تحت إشرافه. ويراهن رشيد شهبون على المستقبل من أجل تحسين مستواه الاكاديمي وتوسيع أبحاثه، زيادة على الرفع من مستوى مساعدته لعموم الطلبة، خاصة المغاربة، في إنهاء أبحاثهم بالصورة الجيدة التي ينبغي أن يكون عليها هذا العمل.. ويرى أنّ "العمل بجد، ووضوح الأفكار، عاملان مهمّان ينبغي أن يتوفرا بكل راغب في النجاح كي يحقق آماله بالتألّق أكاديميا".

رشيد شهبون.. خبير مغربي يبحث في السرطانات والإشعاعات بغرناطة

Exercer le métier de diplomate : entretien avec Mohammed Chham, ancien consul général du Maroc Spécial

Exercer le métier de diplomate : entretien avec Mohammed Chham, ancien consul général du Maroc Spécial

Après 39 années passées au service de la diplomatie marocaine, Mohammed Chham a quitté son dernier poste de Consul général à Pontoise en juin dernier pour faire valoir ses droits à la retraite. MagLor a souhaité que l'ancien consul puisse partager avec tous ceux qui l'ont connu et apprécié, mais aussi avec l'ensemble des Marocains résidant à l'étranger, le sens qu'il a forgé de la fonction de diplomate tout au long de sa riche carrière. Enretien Maglor : Dans l'exercice de vos fonctions de Consul Général, vous avez du connaître des épisodes difficiles à gérer et d'autres qui ont pu vous apporter de grandes satisfactions dans la réalisation de la mission d'intérêt général qui vous a été confiée. Parmi ces épisodes, difficiles ou agréables, pouvez-vous nous relater un que vous estimez difficile et nous parler d'un plus agréable, car il a mis en valeur la grandeur de la fonction diplomatique ? Mohammed Chham : La carrière diplomatique ressemble à mon sens à un exercice où l'on doit de surfer sur une mer, tantôt calme, tantôt agitée, mais le but est de savoir rester sur sa planche pour s'en sortir avec tout ce que cela demande comme réflexe et patience. Avec cette comparaison, force est de souligner que les expériences ne se ressemblent pas mais s'enrichissent mutuellement. Plus elles sont dures, plus elles ajoutent une valeur au diplomate qui lui permet d'être plus vigilant et plus réfléchi. La mission d'intérêt général, dont fait partie la diplomatie, est par excellence la plus lourde des responsabilités et la plus noble lorsqu'elle est assumée avec sincérité. Elle est par conséquent un chemin avec ses roses et ses épines. Mais avec un regard de diplomate en retraite, il serait difficile de se limiter de citer un ou deux exemples difficiles et agréables dans une carrière qui représente les deux tiers de sa vie. Mais pour rester dans le principe de votre question, je me permets de vous citer des exemples précis et d'autres d'ordre général. Des événements des plus difficiles vécus, je retiens un en 2004 à Bordeaux, quand j'ai eu à gérer un accident grave de la route. Croyez moi, ce n'était pas facile quand vous êtes réveillé à 6h00 du matin pour vous rendre sur place, pour voir des morts et visiter des blessés dans les hôpitaux, suivi par des journalistes qui vous posent des questions. En parallèle, des téléphones sonnaient de partout durant la journée, de responsables du Maroc, des familles des victimes, de la presse à qui il faut donner des réponses mesurées, car tout mot dit est publié le lendemain. Ceci en plein mois d'août, où j'ai été le seul vice consul, appelé à gérer un Consulat général avec un minimum de fonctionnaires, et que ce consulat demeure le dernier avant l'accès en territoire espagnol et Dieu sait le nombre de victimes causés pas des accidents sur cette route. Le moment agréable est le résultat de la gestion de cet événement tombé un week end, ce qui n'a pas bloqué les services du consulat et m'a permis de me déplacer sur les lieux pour m'enquérir de la situation des victimes et rencontrer le préfet de région et les responsables locaux. J'ai eu des félicitations à cette occasion du Ministère et de M. l'Ambassadeur de l'époque. Dans un cadre général, je peux vous dire en toute sincérité que la plus grande satisfaction est le respect que j'ai gagné des responsables de mon Ministère, de mes compatriotes et des responsables locaux français, en assumant entièrement ma responsabilité envers la l'intérêt public, qui reste pour moi un devoir où je ne faisais jamais assez, avec un principe, « faire plus qu'hier et moins que demain ». Cette satisfaction est en plus une joie sublime, puisque la fin de ma carrière a été ornée par la distinction du Mérite National de Catégorie Exceptionnelle que Sa Majesté le Roi Mohammed VI m'a décernée et qui m'a été remise par Monsieur l'Ambassadeur lors de la cérémonie d'adieu le 20 juin dernier, date qui marque la fin d'une étape inoubliable de ma vie. Ce jour m'a confirmé ce respect, car plein d'émotion, par le nombre de personnes présentes, par l'hommage de M. l'Ambassadeur qui a honoré cette cérémonie et son discours, les témoignages des responsables français présents, dont le maire de Creil qui m'a remis la médaille d'or de sa ville, sans oublier les propos amicaux de nos compatriotes, intellectuels et associatifs, ou encore mes collègues du personnel, nos consuls, leurs collaborateurs et ceux de M. l'ambassadeur. Ceci étant, selon mon vécu professionnel, avec toute la fierté de voir bon nombre de compatriotes dynamiques sur divers plans et dans de multiples champs d'action, la déception est de voir des marocains dans certaines villes, encore rongés par la division due à de faux problèmes. S'il est vrai que par notre nature, on constate la joie et la convivialité dans des occasions festives, la réalité est autre dans la vie quotidienne et un temps précieux est malheureusement perdu à cause de différends qui affaiblissement l'action. Ceci au moment où notre pays a besoin de chaque Marocain pour promouvoir avec sincérité son image et défendre l'intérêt de la communauté marocaine. Cette division que j'ai constatée et essayé tant bien que mal de surmonter par des tentatives de rapprochement, n'est d'abord pas tâche aisée et n'est malheureusement pas dans l'intérêt de nos compatriotes. J'espère de tout mon cœur que chaque personne concernée, se remettra en question et que la sagesse et la fraternité finira par triompher. Les qualités d'un diplomate ? Être curieux, avoir le sens du sacrifice, savoir gérer l'urgence, maîtriser les langues étrangères, être courtois sans renoncer à l'expression de la vérité … Maglor : Vous avez passé 39 ans de votre vie au service de l'Etat, quelles leçons tirez-vous de cette longue et riche expérience qui puissent servir demain à de jeunes diplomates marocains ? Mohammed Chham : Je n'oublie pas que j'étais jeune au début de ma carrière de 39 années passée sous huit ministres. Comme cadre moyen, j'ai été à l'instar de mes égaux, encadré par des ainés, exigeants et sages qui m'ont guidé, comme des parents, dans le droit chemin, pour être curieux et apprendre comment réagir, en retenant d'eux les principes de sacrifice, de disponibilité et les réflexes face aux cas d'urgence, ce qui m'a beaucoup servi. La différence est que l'information n'était pas abondante à cette époque, mais il fallait la chercher et la traiter, contrairement à nos jours où il y a une abondance et une diversité d'informations à porté de clics. Pour cette raison, je conseille aux jeunes diplomates de s'approcher de leurs ainés pour demander des conseils et écouter l'histoire de leur parcours, car l'expérience vécue sur le terrain, peut apporter ce que ne peuvent apporter les textes ou les diplômes. Ces contacts ne peuvent être que bénéfiques aux jeunes dans leur carrière, s'agissant en quelque sorte de la mémoire de la diplomatie marocaine telle qu'elle a existé. Je leur conseille également d'être outillés d'une culture générale, car nos interlocuteurs nous testent en partie sur ce volet, qui reflète la qualité du diplomate, sa façon de passer les messages et d'aborder les diverses questions.. Enfin, inutile de rappeler que les langues demeurent une nécessité pour la diplomatie dans notre monde globalisé, où mis à part des langues clés, on constate davantage un raisonnement par X nombre de millions de population parlent la langue X. Chaque langue supplémentaire maîtrisée est donc un atout et une valeur ajoutée. Je retiens ici l'exemple d'une femme ambassadeur d'un pays européen qui a exercé au Maroc et dans un autre pays arabe et qui a été choisie parmi plusieurs candidats comme ambassadeur de l'UE dans un pays du moyen orient, parce qu'elle parle un arabe littéraire parfait. Maglor : Vos fonctions comprennent, à côté du volet purement administratif, nombre de tâches protocolaires ou de médiations importantes (quid des relations avec l'environnement politique local, économique et associatif). Quelle était la proportion du protocolaire, de l'administratif et de l'intervention diplomatique purement dite ? Merci de donner un ou deux exemples. Mohammed Chham : Tout d'abord, permettez-moi de rappeler que j'ai touché à plusieurs volets dans ma formation. Je suis diplômé en économie avec des volets en parallèle, notamment en sciences politiques, en histoire, droit et littérature, passée avec des professeurs éminents comme Samir Amin, Olivier Pastré, Alexandre Adler ou encore Jacques Marseille. Cette multidisciplinarité a été possible grâce à mon parcours d'autodidacte, qui m'a permis de suivre des études et d'évoluer à travers des concours. Durant mes études, j'ai travaillé en partie sur les questions d'l'immigration en France, avec ses volets politique, économique et social. Ceci dit, avant d'être nommé consul général, ma carrière a connu des étapes différentes, aussi bien au Maroc qu'à l'étranger, où j'ai exercé dans quatre consulats généraux, à savoir ; trois en France et un aux Pays Bas. Mes débuts étaient dans l'action consulaire et sociale puis administrative. J'ai également géré des dossiers de coopération multilatérale, avec les organismes des Nations Unies, des agences étrangères de coopération et des ONG installés au Maroc. Ces dossiers ont concerné notamment des questions qui me tiennent à cœur, comme la promotion des droits de la femme et de l'enfant, la sécurité alimentaire, la santé reproductive ou encore le développement de la coopération technique avec les pays du Sud. J'ai durant cette période fait partie de certains comités et commissions ayant relation avec les questions de population, de l'enfance et de la sécurité alimentaire. Durant cette dernière période se mêlaient, le suivi des programmes de coopération, des réunions interminables et une disponibilité maximum, sous des chefs immédiats dont je garde les meilleurs souvenirs, car ils avaient le principe de récompenser par le mérite. Ce passage dans la coopération multilatérale pendant quatre années, m'a boosté et m'a permis d'avoir chaque jour une vision globale des choses. J'ai également exercé les fonctions de conseiller économique et commercial à Bordeaux, suite aux instructions royales sur la relance de la diplomatie économique. Un stage bien chargé de 6 mois a été suivi en 2001 et sur place à Bordeaux, le travail était important, par sa quantité et sa qualité, compte tenu des relations liant le Maroc à la région d'Aquitaine. L'expérience acquise de cette fonction a été mise à profit, après mon retour à Rabat, lors de la formation annuelle des conseillers économiques, programmée par notre Ministère. J'ai fait également un passage à la Direction des Nations Unies qui m'a donné un plus pour atterrir par la suite à la Direction des Affaires Européennes, où j'ai géré d'abord le dossier des relations Maroc-France, puis dirigé le service des pays d'Europe Centrale et Orientale. Durant ces étapes je ne me rappelle pas avoir quitté mon bureau aux horaires de sortie, compte tenu du volume de travail et l'étroite collaboration, en grande partie avec les cabinets du Ministre et des Secrétaires d'Etat et d'autres Ministères, notamment en période de préparation des visites officielles, des rencontres de haut tant niveau ou des commissions mixtes, sans oublier l'accompagnement des responsables en visite dans notre pays. J'ai préféré m'étaler sur ces détails pour vous situer sur le chemin parcouru pour démontrer que dans la diplomatie se mêlent beaucoup de volets. L'administratif que vous invoquez dans votre question, peut être à mon avis bicéphale ; en l'occurrence ; une gestion quotidienne des questions de nos compatriotes qui sollicitent des documents administratifs par le personnel et la gestion de ce dernier et son encadrement pour un meilleur accueil et service de qualité au profit de notre communauté, grâce à la responsabilisation, l'assiduité, l'écoute et l'information fiable. La protocolaire, je peux l'étendre en plus de ce qui émane du cadre de mes activités et responsabilités au Ministère, à mes relations avec les autorités françaises que j'ai rencontrées durant ma fonction de consul général, relations auxquelles la diplomatie impose des principes de bien se tenir et de se contenir, car c'est l'image de son pays qu'on représente et qu'on est appelé à promouvoir, avec bien entendu la contribution au développement des relations bilatérales. Cependant, la courtoisie dans les relations n'exclut pas la franchise, notamment sur l'intégrité territoriale du Maroc que j'ai abordée avec clarté comme droit historique mettant en exergue les efforts déployés par notre pays dans la légalité internationale pour une solution, avec en parallèle une sensibilisation sur les manipulations de cette question. A souligner que je gérais un poste consulaire sensible, le plus grand en France, couvrant cinq départements où dans certaines villes, les actions anti marocaines et la complaisance ne se cachent pas. … mais aussi avoir des valeurs comme l'amour de la patrie, l'humilité, le respect de l'autre, la modestie, la sincérité et l'ouverture d'esprit Maglor : La question précédente renvoyait aussi au double sens du mot diplomate. Un diplomate, c'est à la fois la personne officiellement chargée de représenter son pays auprès d'autorités étrangères et de défendre les intérêts des ressortissants de son pays. Mais le mot désigne aussi la personne qui sait mener des affaires et des négociations avec tact et habileté. Alors, être diplomate c'est quoi pour vous ? Un simple métier de représentation ou un savoir faire et un savoir être où se mêlent la sagesse, la patience, le respect de ses interlocuteurs, bref, pour vous, être diplomate c'est quoi et quelle est l'éthique d'un diplomate ? De manière résumée bien sûr. Mohammed Chham : Les principes fondateurs de la diplomatie sont la défense des intérêts du pays et des ressortissants et bien entendu la contribution au développement des relations avec le pays d'accréditation. Et vos termes sont bien choisis que le diplomate doit savoir mener des négociations avec force et habilité. Néanmoins, à mon sens et de par ma modeste expérience sur les multiples volets de la diplomatie, cette dernière est d'abord une éducation et un nombre de valeurs comme l'amour de la patrie, l'humilité, le respect de l'autre, la modestie, la sincérité et l'ouverture d'esprit. Ces principes doivent exister en parallèle avec la fermeté, le principe d'égalité de traitement de nos ressortissants, le respect des textes, la lutte contre le clientélisme, les bons offices en cas de conflits et l'exigence du respect mutuel, aussi bien avec nos compatriotes qu'avec nos interlocuteurs. A mon avis, je pense qu'à ce qui vient d'être dit, si on ajoute de la vigilance, le diplomate sera la personne qui saura faire taire les armes, comme dit l'adage Les Marocains résidant à l'étranger sont aussi des ambassadeurs de leur pays. Maglor : On dit souvent que les Marocains résidant à l'étranger sont des ambassadeurs de leur pays. Quelle est la part de vérité ou d'exagération dans cette affirmation ? S'agit-il d'une simple métaphore ? Mais qu'importe ! Le Consul Général du Maroc que vous avez été s'est-il appuyé sur cette ressource humaine pour valoriser l'image et les intérêts du pays ? Avez-vous associé les MRE de votre circonscription aux décisions que vous avez été amené à prendre ? Autrement dit quelle a été leur participation à la dynamique consulaire ? Mohammed Chham : Inutile de rappeler qu'un ambassadeur représente son pays pour donner sa meilleure image, sinon le reste est clair. Pour les marocains résidant à l'étranger, personne ne dit le contraire qu'ils sont des ambassadeurs de leurs pays, mais comme toute autre communauté, ils seront de bons ambassadeurs en donnant la bonne image de leur pays, le Maroc en tant que grande nation à l'histoire et à la civilisation séculaires qu'il doivent connaitre et apprendre à leurs enfants, être patriotiques, sincères et fiers de l'évolution démocratique, du développement tout azimuts et de la stabilité de notre pays, qui s'est imposé comme exemple à suivre. Je précise ceci, car n'oublions que de tout temps et en tout lieu, ont existé des personnes qui visent un intérêt personnel en employant plusieurs facettes et en induisant en erreur. Le parfait n'existe pas et je pars d'un principe, après avoir servi plusieurs générations de nos ressortissants durant ma carrière, de la citation de François de la Rochefoucauld « les gens ne vivraient pas s'ils n'étaient pas les dupes les uns des autres ». Mais le Maroc d'aujourd'hui est celui du rêve de ma génération et il n'y a plus de temps à perdre, car, notre pays mérite que chaque marocain, le représente à la hauteur de son image, de sa grandeur, de son identité et de sa place au concert des nations. Je rends à cette occasion un vivant hommage aux marocains de toutes générations et de tous rangs, avec qui j'ai eu le plaisir de me concerter sur diverses questions dans des domaines multiples, pour défendre l'intérêt général, l'intégrité du pays et mener des actions diverses. J'ai trouvé en ces personnes, femmes et hommes, la droiture, le dynamisme et le sens du patriotisme. J'en garderai de bons souvenirs car elles étaient sincères avec le principe qu'il y a un seul chemin si on aime son pays, comme a dit Sa Majesté le Roi, en substance dans ses discours, qu'il il n'y a pas de voie entre le patriotisme et la trahison. Tel est le principe dans ma vie en tant que citoyen et en tant que responsable et c'est le sentiment que je respecte en premier chez les gens. Le mot de la fin, je reste optimiste par ma nature.

Carrière d'un diplomate marocain

"فرنسا تراجعُ منح بطائق الإقامة وتتجه لإحداث جواز "الموهوبين

"فرنسا تراجعُ منح بطائق الإقامة وتتجه لإحداث جواز "الموهوبين

مشرُوعا قانون يجرِي تقديمُهمَا في فرنسا، من قبل وزير الداخليَّة، برنار كازينُوفْ، لتأطير الهجرة واللجُوء إلى البلاد، بعدَ تأجيلٍ طويل رافقهُ عقدُ عدَّة لقاءاتٍ "ماراثونيَّة" مع المجتمع المدنِي، قصدَ تحقيقِ أكبر قدرٍ من التوافق حول النصين، لمَا يحملانهِ منْ إجراءاتٍ جديدة، إلى من يقبلُون على الإقامَة في فرنسا، أو طلب اللجوء إليهَا، مستقبلًا. من الإجراءات البارزة التي يحملُها مشروع القانون المتصل بالهجرة، توجه فرنسا نحو إحداث أوراق إقامة تصلُ مدتها إلى سنوات طويلة، أجرأة لوعودٍ كان الرئيس الفرنسي، فرانسوا هولاند، قدْ قطعها، إبَّان حملته الإنتخابية. الإجراء يرمي إلىتيسير المأموريَّة على المقيمِين الأجانب، كي لا يضطَرُّوا إلى قصد العمالات بعد كل مدة من أجل تجديد أوراق إقامتهم، حيثُ تخطط الحكومة الفرنسية لمنح "إقامات" على مدى أربع سنوات، تسلمُ مع انتهاء بطاقة الإقامة الأولى ذات المدة المحددة في عام. الإجراء المذكُور، كان وزير الداخليَّة السابق، مانويل فالسْ، قدْ اعتبرهُ في 2013، كفيلًا بالانتقال من منطق الاحتراز وضعف الثقة في المقيم بفرنسا إلى منطقة الإدماج، في الوقت الذِي يطالبُ فيه ائتلافٌ مدنِي يضمُّ ثلاث جمعيات، هيَ الـGisti وَ الـCimade وَالـLDH، عبر حملةٍ أطلقها في أواخر يونيو الماضي، بالتراجع عن الصيغة المقترحة، وإحداث "بطاقة المقيم" عوضًا عنها، تصلُ مدتها إلى عشر سنوات، لا تسلمُ في فرنسا إلا في حالاتٍ قليلة. إجراء آخر يحملُه مشروع القانون الفرنسي الجديد، يتجهُ نحو إحداث "جواز سفر - موهبة"، "Passeport talent " وهو جواز سفر فريد من نوعه، يمكنُ تسليمه إلى الأجانب من ذوي المهارات والكفاءات العالية، ممن يترددُون على فرنسا، بين الحين والآخر، سواء تعلق الأمر بالفنانين أو العلماء أوْ الرياضيين أوْ أرباب المقاولات. أمَّا مشروع القانون الثاني المتعلق باللجوء، فقد تمَّ فصلهُ عن المشروع الأول، نزولًا عند رغبة النواب الاشتراكيين، تفاديًا للخلط بين تدبير مسألة الهجرة، وحق أساسي، لا ينبغي الالتفاف عليه. النص يسيرُ نحو تقليص المدة التي يضطرُّ طالبُو اللجوء إلى انتظارها، حتى يتلقوْا جوابًا، وذلك كيْ تنحصر في 9 أشهر، في حين تصلُ، اليوم، إلى عامين، على أنَّ إجراءاتٍ موازية، سيتمُّ اتخاذها مثل إلغاء المحكمة الوطنية لحق اللجوء، التي يمكنُ الولوج إليها لدى رفض الطلبات. النصُّ الجديد، سيعملُ، بالموازاة مع ذلك، على تحقيق توازن في توزيع اللاجئين على مجمل التراب الفرنسي، حيثُ سيكون بوسع السلطات أنْ توقف المساعدة للاجئ لمْ يرغب في المضي إلى منطقة جرى اقتراحها عليه. أوْ إغلاق ملفه في حال غادر من المركز المخصص للجوء.

"فرنسا تراجعُ منح بطائق الإقامة وتتجه لإحداث جواز "الموهوبين

Les Marocains d'Italie face à la crise de l'emploi : Taux de chômage : 21% : 19.000 femmes marocaines dans les services domestiques

Les Marocains d'Italie face à la crise de l'emploi

La communauté marocaine en Italie est devenue à partir des années 1970 la composante principale du processus migratoire italien. Suite au premier choc pétrolier de 1973 et comme conséquence de l'adoption de politiques migratoires restrictives par les pays d'Europe centrale et septentrionale, l'Italie a été un pays d'accueil pour les migrants marocains, surtout pendant les années 1980. Passant d'une migration provisoire vers une migration définitive, la tendance a été soutenue par l'installation dans les villes industrielles du Nord. La crise économique globale qui a touché la plupart des pays européens, a eu des répercussions sur la migration d'installation qui a considérablement modifié le profil de la communauté marocaine en Italie. En tenant compte de tout cela, nous traiterons les caractéristiques sociodémographiques en mobilisant les données statistiques élaborées par l'Institut National de Statistique (ISTAT) et le Ministère de l'Intérieur. Nous publions, ci-après, un extrait du chapitre « Les Marocains d'Italie » relatif à communauté marocaine face au marché du travail italien, écrit par Immacolata Caruso et Sabrina Greco dans la troisième édition des « Marocains de l'extérieur » 2013 publié par l'Observatoire de la Communauté Marocaine à l'Etranger. La comparaison de l'évolution de l'économie marocaine à celle de l'Italie explique largement les aspirations des Marocains à l'émigration. A cela, se trouvent corrélées d'autres disparités, notamment dans le domaine social où des retards restent à combler. La crise économique, en accroissant l'écart entre pays, représente un facteur amplificateur de la migration, vue comme une fonction croissante de la différence des revenus nets et des taux d'emploi entre les deux espaces. Pour ce qui concerne le cadre de l'emploi en Italie, la population active en 2011 se situe à quelques 52 millions d'âmes, dont un peu plus de 48 millions d'Italiens, un peu plus de 1 million originaires des pays de l'UE et plus de 2,5 millions de citoyens non communautaires. Parmi ces derniers, presque 60% sont occupés, 8%cherchent un travail et 32% sont inactifs. L'incidence de la crise économique mondiale sur l'insertion des immigrés dans le marché du travail n'est pas négligeable. Elle à perturbé les équilibres et en 2011 et le taux d'activité de la population immigrée non communautaire a connu une importante baisse par rapport aux immigrés communautaires. En 2011, les ressortissants étrangers (communautaires et non) sont touchés par un chômage grandissant : 11,8% pour les communautaires, 12,3% pour les non communautaires et la situation des Italiens reste préoccupante (8%). Le trend des taux de chômage nous indique que l'impact de la crise économique sur les ressortissants étrangersa eu ses effets plus tard par rapport aux Italiens. Les conditions de l'emploi des Marocains en Italie : les effets de la crise La communauté marocaine en Italie occupe la deuxième place pour le nombre d'actifs occupés. Le taux d'occupation atteint presque 48% chez la communauté marocaine, soit un taux sensiblement inférieur par rapport aux données des autres pays d'Afrique du Nord. Les travailleurs pâtissent d'une situation économique encore plus défavorable puisque la part des Marocains qui sont à la recherche d'un travail est de 13%, alors que le taux de chômage au sein de la communauté (21%) est presque le double de ceux des autres communautés d'Afrique du Nord (12%). À cela font écho les 39% de ressortissants marocains non actifs, soit un taux plus élevé en comparaison avec les ressortissants des autres zones géographiques. Parmi les immigrés marocains occupés, 78% sont des hommes et 3/4 ont un âge inférieur à 45 ans. La répartition par branches d'activités de la population marocaine active occupée en Italie en 2011 fait sortir une nette polarisation du tertiaire, puisque les services occupent 51% de cette population. Selon les données de 2011 que fournit le Ministère du Travail et des Politiques Sociales, 90.092 contrats de travail ont concerné les Marocains, soit 19% des citoyens non communautaires et 43% des citoyens africains. C'est dans le tertiaire que la proportion des nouveaux contrats de travail est la plus élevée (51%), suivi par le secteur de l'industrie (26%) et presque à part égale le bâtiment (12,7%) et l'industrie au sens strict (13,7%) et l'agriculture (23%). Concernant les types de contrat et le genre en 2011, on constate que presque 150.000 travailleurs marocains sont titulaires d'un contrat de travail dépendant, dont 111.399 pour une durée indéterminée, avec une prédominance des hommes (81%). Pour les femmes on relève l'importance des contrats à durée déterminée ; en effet, sur 38.277 contrats à durée déterminée 27% reviennent à des femmes. Pour ce qui est du travail indépendant, il faut souligner le poids considérable de ce type puisqu'on dénombre presque 55.000 entreprises individuelles détenues par des Marocains (19% du total des entrepreneurs non communautaires), dont 37.000 sont des artisans (32% du total) et plus de 12.000 des commerçants (9% du total). A noter la faible présence de ces entreprises dans le secteur agricole. Enfin, plus de 19.000 femmes marocaines travaillent dans les services domestiques, soit 4% du total des travailleurs dans les services domestiques non communautaires. Enfin, il faut rappeler l'effet de l'économie souterraine dont les besoins se caractérisent par des emplois précaires. Il est difficile de connaître l'importance numérique exacte de cet aspect. Mais on peut l'approcher à travers les déclarations relatives à l'actualisation du Décret n° 109/2012 sur la régulation des contrats de travail subordonnés. C'est ainsi qu'au 15 octobre 2012, ce sont 15.170 dossiers de travailleurs marocains (11% du total) qui ont été présentés au fin de régulariser les contrats de travail subordonnés. Sur le total 86,2% concernent des contrats de travail domestique et dans le cas des Marocains ce chiffre est de 81%. Le poids du travail para-subordonné pour les Marocains est presque de 19%.

Les Marocains d'Italie face à la crise de l'emploi

شرف الدين فاضل.. مغربيّ خَبِر تطبيب العيون بإشبِيليّة

شرف الدين فاضل.. مغربيّ خَبِر تطبيب العيون بإشبِيليّة

لم تكن شفتاه تنطقان، خلال مرحلة الطفولة، بغير الرغبة في التحوّل إلى طبيب يساعد النّاس على تخطّي محنهم الصحيّة.. ولم يكن الناظرون إليه يأخذون تعابيره على محمل الجدّ الكامل.. فكان له ما أراد بأن جعل من ذاته طبيبا يداوي العيون ليجعلها متمكّنة من الإبصار بوضوح. وُلد شرف الدين محمد فاضل بمدينة طانطان، إلاّ أن أشواط تعليمه أمضاها متنقلا بين عدد من المدن بحكم اشتغال والده في تدبير الشأن التعليمي بثلّة من المهام المختلفة.. حيث شرع شرف الدين في التمدرس بابتدائية بئر أنزران بالعيون، ثمّ شدّ الرحال صوب الدّاخلة ليتتلمذ بمؤسساتها طيلة 13 سنة، مكملا تعليمه الثانوي بمؤسسة الزرقطوني بأكادير التي تحصل بها على شهادة الباكلوريا. وكان فاضل، طيلة طفولته، يجاهر بنيّته التحول إلى طبيب، لكنّ تحقيق حلم الصبى وضع على المحكّ بعدما تحصّل نفس الشاب المغربي على ميزة حسن لم تخوّل له ولوج دراسة التكوينات الطبيّّة التي كان يرغب فيها.. ما حذا به لاختيار الهجرة صوب إسبانيا بغرض تحقيق تطلعه. دراسة رحّالة شابهت دراسة محمّد فاضل بيئة ولادته وما تزخر به من ترحال.. ويقول عن ذلك: "كان ارتيادي للروض بطنطان التي وُلدت بها، بينما السنة الأولى ابتدائي حملتني لمدرسة بئر أنزاران بمدينة العيون، وكان ذلك ما بين عامي 1986 و1987 نتيجة لانتقال والدي للمدينة كمدير لإعداديّة، وبفعل توليه مسؤولية نائب إقليمي لوزارة التربية الوطنيّة بالدّاخلة تنقلت ما بين مدارس 14 غشت والسلام ومحمّد الخامس وإعداديات الأمير سيدي محمّد والحسن الثاني، بينما السلك الثانوي، رغما عن بقاء أسرتي بالدّاخلة، تنقلت لإكماله بأكادير". وسيرا على نهج الترحال ذاته، حزم شرف الدين محمّد فاضل حقيبته مجدّدا لخوض تجربة التكوين الطبيّ، لكنّها هذه المرّة نقلته لملقَة بادئ الأمر، حيث درس 9 أشهر اللغة الإسبانيّة لخوض امتحانات الولوج بتوفيق، ثم الالتحاق بكلية الطبّ لإشبيليّة.. إذ أفلح في تخطّي أعوام التكوين والتحصّل على الدكتوراه في طب العيون ليلتحق بقسم ذات التخصص في مشفى المدينة.. كما حاز شهادة الكفاءة في البحث العلمي، وتمكّن من ماجستير بجامعة برشلونة ليلتحق بالعمل في القطاعين العام والخاص باعتباره متخصصا في التدخلات الاستعجاليّة. هجرة ونشاط جمعويّ يقول فاضل إنّ العدد القليل للمقاعد الخاصّة بالطلبة الأطباء في المغرب هي التي وقفت وراء قراره بالهجرة خارج المغرب، مشدّدا على أنّه ما كان ليختار هذا المسار البعيد عن الوطن لو لاقى التوفيق في ولوج واحدة من كليتي الطب اللتان كانتا مفتتحتين بالبلاد وقتها.. "هدفي الرئيس كان هو التمكن من اللغة الإسبانية لتدارك خلل دراستي بالعربية والفرنسية طيلة مساري بالمغرب، وبعدها حاولت التركيز جيدا على دراستي بكلية الطب، وحين حصلت على الدكتوراه كنت قد بدأت مشوار البحث في مشفى مَاكَارِينَا بجامعة إشبيلية بعد اشتغالي على علاج لجفاف العين الذي مكنني من شهادة الكفاءة في البحث، وقد اخترت ماجستيرا عن الأخطار المهنية في مال تخصصّي.. لكنّ طموحي بدأ يكبر بانفتاحي على العمل الجمعويّ وانخراطي في تحركات طبية خيرية جاءت في صورة حملات همّت جنوب المغرب بشراكة مع جمعيتين أولاهما هي طموح والثانية هي تافيلالت" يقول ذات الإطار المغربيّ. ويطمح شرف الدين إلى تطوير نشاطه الطبي الخيريّ الذي يحمله من حين لآخر صوب المغرب، منذ العام 2009 صوب وجهات كالراشدية وورزازات وطنطان والعيون وطرفاية وعدد من مناطق الجهة الشرقيّة، بمعيّة أصدقاء أطبّاء يرافقونه من إسبانيا.. مبديا استعداده لتوسيع رقع التدخل وكذا تعداد المستفيدين من التدخلات الطبية المتنوعة التي يتم توفيرها بشكل مجانيّ.. "لقد جعلني هذا التحرك الجمعوي أحس بسعادة كبيرة بفعل تقديمي المساعدة انطلاقا من مجال تخصصي، كما أنّ ملاقاتي لأطر مشتغلة بالمغرب جعلتني أبادلها خبرتي واستفيد من مقترحاتها.. إنّه نوع من التلاقح بين الكفاءات الجامع المغرب وإسبانيا". كنز وسط الأزمة يرى شرف الدين أنّ ممارسته للطب، إلى جانب شقها الإنساني الصرف، تعد كنزا في عز الازمة الخانقة التي ضربت اقتصاد إسبانيا، وهو ما يضمن له الاستقرار ويجعل استثماره ينصب على كفاءته المهنيّة من أجل المساهمة في التنمية الصحية والاجتماعيّة على قدر استطاعته ومن مجال تدخّله. كما يعلن نفس المغربيّ أنّ إحساسه لا يمكن أن يكون إلاّ قرينا بالسعادة وهو يرى نفسه محققا لحلم طفولته بجدّ وكدّ مقرونَين بالتشبّث بالمراد.. معلنا أن الإنسان ينبغي أن يبحث عن ذاته في أي مكان يساعده على ذلك، بغير تفريط في الجذور والانتماء.. ويردف فاضل: "عندي رسالتان، الأولى للشباب في اسبانيا وفرنسا وبلجيكا وغيرها تدعوهم للإنخراط في الأعمال الجمعوية التي تضع المغرب في صلب اهتماماتها، وذلك حتى يبرز النفع للمغاربة المحتاجين والمناطق الشاهدة للخصاص في أي مجال كان.. بينما الرسالة الثانية هي للمؤسسات المغربيّة كي أناشدها بغية فتح الفرص أمام كفاءات المهجر لتبدي بآرائها في الاستحقاقات الانتخابية بما يوصل أفكارها والمساهمة الفعلية في التنميّة". المصدر

شرف الدين فاضل.. مغربيّ خَبِر تطبيب العيون بإشبِيليّة

Les MRE :Un levier de développement constant

Les MRE :Un levier de développement constant

Dossier spécial MRE: Avec des transferts de fonds qui tournent autour de 50 MMDH chaque année, les MRE contribuent à faire tourner la roue de l'économie. Balance des paiements, banques, investissement...plusieurs secteurs profitent de cette manne intarissable. MRE. Un levier de développement constant 2-3 Stratégie. Le talon d'Achille de l'action gouvernementale 4-5 Élections. Demain, la participation politique 6 Banques. Bataille pour les transferts 7 Compétences. Ces cerveaux qui reviennent au bled 10 Admissions temporaires. De nouvelles règles de jeu 11 Couverture médicale. Les MRE vont-ils bénéficier du Ramed ? 12 Enseignement. Cap sur la formation 12 Procédures. Les cadeaux de l'Office des changes 13 Institutions. Ces organismes qui œuvrent en faveur des MRE

Dossier spécial MRE

L'OMPI appelle le Maroc à miser sur les MRE pour dynamiser l'innovation

L'OMPI appelle le Maroc à miser sur les MRE pour dynamiser l'innovation

Le Maroc se situe au 84e rang mondial en termes d'innovation. Un résultat en demi-teinte qui pourrait être amélioré grâce à l'apport des MRE. Le Maroc a un important potentiel en termes d'innovation grâce aux MRE. Crédit : AFP L'OMPI appelle le Maroc à miser sur les MRE pour dynamiser l'innovation Le Maroc affiche encore un retard dans le domaine de l'innovation, même si le pays avance dans le classement. C'est le constat que l'on peut tirer de l'édition 2014 de l'Indice global de l'innovation, publié chaque année par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Selon cet indice, le Maroc figure au 84e rang mondial, ce qui constitue tout de même une progression de huit places par rapport à son classement de l'année 2013. Le Maghreb à la traîne Le premier pays du Maghreb à figurer dans l'indice de l'OMPI est la Tunisie, qui se classe 78e malgré une chute de huit places par rapport au dernier classement établi par l'organisme dépendant de l'ONU. L'Algérie a, quant à elle, connu une progression de cinq rangs et se hisse à la 133e place du classement. Le premier pays africain à figurer dans ce classement sont les îles Maurice qui figurent au 40e rang. Les trois pays du Maghreb sont également devancés dans le domaine de l'innovation par des pays comme les îles Seychelles (51e). Au niveau mondial, la Suisse figure, pour la quatrième année consécutive, en tête du classement. Le Royaume-Uni (2e), la Suède (3e), la Finlande (4e) et les Pays-Bas (5e) composent le top cinq des pays les plus innovants. Le classement effectué par l'OMPI se base sur 81 indicateurs parmi lesquels les infrastructures, le niveau de la recherche, les brevets d'invention par habitant et par PIB ou encore la collaboration entre les universités et les industriels en matière de recherche. La diaspora marocaine, une communauté d'innovateurs Le rapport de l'OMPI inclut également une recherche consacrée à l'impact de la diaspora marocaine sur l'innovation. Celle-ci met en valeur le potentiel d'innovation du Maroc en indiquant, notamment, qu'en l'espace de 16 ans, environ 900 brevets de création ont été déposées par des Marocains résidant à l'étranger (MRE). L'étude précise également que 20 % des MRE ont obtenu un diplôme de niveau master ou supérieur. Ce segment de la population marocaine, représente, selon l'OMPI, « un potentiel de créativité et d'innovation pour le Maroc ». Les différents programmes destinés à attirer ce segment de la population marocaine sont mentionnés par les chercheurs de l'organisme onusien. Toutefois, ces programmes sont jugés comme inadéquats et l'OMPI recommande la mise en place de « campagnes de retour centrés sur des projets technologiques majeurs ». L'organisation en charge de la propriété intellectuelle recommande également d'exploiter le potentiel des MRE en « créant les conditions et l'environnement favorables à la contribution de professionnels […] en vue d'accentuer le développement de l'innovation au Maroc ».

La diaspora marocaine, une communauté d'innovateurs

زَينَب وأَحمَد.. شهْر عسَلٍ قادهُما للفِعْل الاِجتِمَاعيّ والرياضيّ بالأندلس

زَينَب وأَحمَد.. شهْر عسَلٍ قادهُما للفِعْل الاِجتِمَاعيّ والرياضيّ بالأندلس

حين احتفلت عائلتهما بعقد قرانهما، وسط حضور الأقارب والجيران والأصدقاء، قالا بأنّهما متوجّها للجنوب الإسبانيّ من أجل تمضيّة شهر يجعل مذاق العسل عامّا على باقي أيّامهما التي سيمضيانها بأكادير.. لكنّ رحيلهما كان في اتجاه واحد صوب التحدّي والبحث عن النجاح في مضمارَي المساندة الاجتماعيّة وكذا ألعاب القوَى. زينب بنموَايس تنحدر من مدينة أكادير التي تلقت بها كامل تعليمها، وصولا إلى جامعة ابن زهر بعاصمة سوس، بينما أحمد أشنيكلي فقد رأى النور بتزنيت قبل أن ينتقل صوب أكادير.. وقد تزوّج الاثنان بداية التسعينيات قبل شدّ الرحال صوب الأندلس لا لشيء إلاّ تمضية شهر العسل، لكنّ القدر حمل لهما تدبيرا آخر تمثل في استقرارهما بالضفة الشمالية من البحر الأبيض المتوسّط من ذلك الحين حتّى الآن. تعاون أحمد وزينب من أجل شق مسار حياتهما المشتركة بألميريا وضواحيها، وبالرغم من الازمة الاقتصاديّة التي ضربت اقتصاد إسبانيا إلاّ أنّ صاحبي الأسرة المتشكّلة أيضا من 3 أبناء يعلنان نفسيهما خارج تأثيرتها، وهما يشتغلان حاليا بمجالين مختلفين يرتبطان بالهجرة وحلبات السباق. مرحلة تكوين أتمّت بنموايس تكوينها وهي تخضع لدروس خاصّة، كما استفادت من إلمامها باللغة الفرنسية حتّى تشرع في اندماجها ضمن بيئتها الجديدة كمدرّسة لهذه اللغة.. إلاّ أن انطلاقتها تحوّلت صوب المجال الاجتماعي بمجرّد فلاحها في نيل منصب كوسيطة اجتماعية ببلديّة آدْرَا الكائنة ضواحي مدينة ألميريا، وهي عضو نشيط في جمعية المهاجرين على المستوى المحلّي. أمّا أشنكلي، وهو الذي ألف الاشتغال بمهن مقترنة بالمجال السياحي حين تواجده بأكادير، فقد انخرط بداية الأمر ضمن أنشطة تهمّ مجال البناء في مهجره، إلاّ أنّ الأمور تطورت بسرعة لصالحه، وغدا بعدها مقاولا، دون أن يفوته استثمار طاقته في المجال الرياضي.. مستفيدا من سابق ممارسة له في ألعاب القوى وتكويناتها. ويقول أحمد: "جئت بمعية زوجتي لإسبانيا من أجل قضاء شهر عسل اقتراننا، وقد سنحت لنا الظروف بالتحصل على أوراق إقامة بعدما صادفنا حملة لتسوية أوضاع المهاجرين.. شقّت هي طريقها في العمل الاجتماعي وأخذت أنا مهاما في البناء والتشييد إلى أن بصمت على مقاولتي.. هي مستمرة في ذات المسار بينما تحولت أنا إلى المجال الرياضي بشكل كلّيّ حيث حصلت على دبلوم تدريب وبدأت أشتغل مع عدّائين بالمنطقة منهم من وصل للمشاركة في بطولات عالمية، ومنهم ابني الذي هو بطل في الرياضة على مستوى إفيم الأندلس والثاني وطنيا". اشتغال على الهجرة تخصص زينب وقتها المهني ونشاطها الجمعوي في التعاطي مع شؤون الهجرة الوافدة على بلديّة آدْرَا الكائنة على بعد 50 كيلومترا من ألميريا، فإلى جوار نشاطها بجمعية المهاجرين تعمل بنموايس ضمن القسم الخاص بالهجرة من البلديّة، منكبّة على التعاطي مع الخدمات المتعلقة بالأجانب والتي تركز على التوجيهات والمعلومات، زيادة على تقديم المساعدة المقترنة بآداء إدارات أخرى معنية بتجديد وثائق الإقامة.. كما تمطّط نشاطها صوب إعطاء دروس اللغة والثقافة لمغربيات الهجرة. وتعتبر ذات المغربيّة أنّ نشاطها المدني والإداري يساهم في تخفيف الصعوبات عن المهاجرين والمهاجرات، نافية أن تكون قد لاقت ذات العراقيل بداية مقامها في إسبانيا بفعل تغير المناخ العام للبلاد بشكل لا يساعد على المقارنة بين ما يجري اليوم وما كان مفعّلا قبل عقود.. "عندما جئت إلى هنا مع زوجي كانت الأمور كلها ميسّرة، فقد ولجنا البلد بتأشيرة سياحيّة عاديّة لنسويّ إقامتنا هنا بسلاسة، وكل المجهود تركناه من أجل العمل وتحقيق الاندماج" تورد زينب. بينما يردف زوجها: "لم نجد صعوبات كما وجدها المهاجرون فيما بعد، حيث جئنا بفكرة الاندماج مع الإسبان معتبرين ذلك سبيلنا للنجاح.. أمّا الآن فمن السهل رصد اللاجئين إلى الانعزال وهم من غير المدركين بأن هذه الخطوة تقربهم من الفشل..". تقييم المسار يرى الثنائيّ بنموايس واشنيكلي أن مسارهما المشترك باعث على ارتياحهما النفسي، خاصّة وأنّهما يبذلان كل ما بوسعهما من أجل المساهمة في تقدّم محيطهما اجتماعيا ورياضيّا، قبل أن يغلقا الأبواب عليهما في منزلهما متقاسمَين كلّ أعباء الأسرة.. زينب ترى أنّ الوقت قد مرّ بسرعة كبيرة، خاصّة أنّها لم تكن تعتقد بأن تمتدّ تجربة الاغتراب لأزيد من 3 سنوات، لكنّها بلغت ربع قرن بأكمله حتى اليوم.. مبدية ارتياحها تجاه ما حققته على مختلف الأصعدة، وتشوّقة لمعاودة الاستقرار بالمغرب.. "التزاماتي لا تسمح لي بذلك، للأسف، لكنّي لن أتردّد في قصد المغرب مجدّدا، وبصفة نهائيّة، عند وصولنا سنّ التقاعد" تسترسل بنموَايس. أمّا أحمد اشنيكلي فهو يجاهر بفرحه في ما بصم عليه ضمن التدريب الرياضي المتخصص في ألعاب القوَى.. معلنا أن كل مجهوده الحالي يستقرّ على ابنه كريم الذي فاز ببطولة إفيم الأندلس لـ6 مرات قبل أن يتحصل على وصافة بطل إسبانيا في مسافتَي 5000 و10000 متر، إضافة للمرتبة الخامسة ببطولة أوروبا والمشاركة في بطولة العالم للعدو الريفي.. ويضيف أحمد أنّه يراهن على رفع مستوى ابنه لجني نتائج أكبر في القريب من المنافسات.

زَينَب وأَحمَد.. شهْر عسَلٍ قادهُما للفِعْل الاِجتِمَاعيّ والرياضيّ بالأندلس

Parcours d'intégration en Wallonie : l'apprentissage du français bientôt obligatoire

L'apprentissage du français bientôt obligatoire pour les étrangers

C'est une nouveauté passée inaperçue qui ressort de la lecture de la déclaration de politique régionale (DPR) signée vendredi par le PS et le cdH: l'apprentissage du français sera rendu obligatoire en Wallonie tant en ce qui concerne le parcours d'intégration des primo-arrivants que pour l'octroi du permis de travail B aux travailleurs étrangers. Dans le chapitre traitant du parcours d'intégration des personnes d'origine étrangère primo-arrivantes, le gouvernement wallon s'engage notamment à rendre l'apprentissage du français obligatoire, cette obligation étant toutefois graduellement mise en œuvre en fonction des moyens budgétaires disponibles. Une obligation similaire se retrouve dans un autre chapitre de la DPR: celui traitant d'un meilleur encadrement de la migration économique. Le gouvernement entend prévoir une obligation d'apprentissage de la langue de la commune de résidence pour les candidats au permis B, laquelle obligation constituera un critère de renouvellement du permis. Là encore, les considérations budgétaires modèrent l'ambition, puisque la mise en œuvre ne pourra pas avoir d'impact budgétaire pour la Région. On notera que l'obligation porte bien sur l'apprentissage et non la connaissance, reflétant une obligation de moyen plutôt que de résultat. Elle s'accompagne aussi d'une série de mesures facilitant l'octroi du permis B dans certains cas ou envisageant un plan d'actions pour inciter les publics les moins favorisés à entrer dans une démarche d'alphabétisation ou d'apprentissage du français. Le gouvernement Olivier avait adopté sous la précédente législature un décret instaurant un parcours d'intégration dont le caractère obligatoire se limitait au module d'accueil (information sur les droits et devoirs, bilan social).

Parcours d'intégration en Wallonie

Belgique : Une secrétaire d'Etat et 23 élus belges d'origine marocaine

Belgique : Une secrétaire d'Etat et 23 élus belges d'origine marocaine

Fadila Laanan, belge d'origine marocaine a été nommée secrétaire d'Etat bruxelloise à la Propreté publique, à la Recherche scientifique, des Infrastructures sportives communales et de la Fonction publique a prêté serment le 20 juillet 2014 devant le parlement régional bruxellois près de deux mois aux élections qui se sont tenues en mai dernier. Belgique : Une secrétaire d'Etat et 23 élus belges d'origine marocaine Vingt trois autres élus belges d'origine marocaine siégeront aux sein des parlements, sénats, aussi bien wallons que flamands. Ces derniers vont siéger aux sein de la chambre (parlement fédéral), au Sénat (parlement fédéral), au sein du Parlement de la région Bruxelles-capitale ainsi qu'au Parlement flamand. Bien qu'issus de différents courants partis politiques, les nouveaux représentants belges d'origine marocaine, sont majoritairement membres du parti socialiste bruxellois présidé par le socialiste Rudi Vervoort est composé de six partis . La composition des autres gouvernements régionaux (Fédération Wallonie-Bruxelles et région flamande) devrait avoir lieu prochainement. Reste la question du gouvernement fédéral qui semble plus compliquée à cause des divergences entre les formations francophones et le parti nationaliste flamand, NV-a. La liste des élus Belges d'origine marocaine

Une belge d'origine marocaine nommée secrétaire d'Etat

نعِيمَة الوَزّانِي .. مُحاميَة مَغربيّة تُعلن القَضَاء الإسبَانيّ وُجهَة لهَا

نعِيمَة الوَزّانِي .. مُحاميَة مَغربيّة تُعلن القَضَاء الإسبَانيّ وُجهَة لهَا

حين شدّ والدها الرحال صوب برشلونة لأجل العمل لم يكن يعلم أنّه سيلتقي طالبة إكوادوريَّة تشاركه طريق الحياة وتُثمر له بنتا لها كفاءتها الخاصّة.. إنّها شابّة بثلاث جنسيات، لكنّها لا تعلن نفسها إلاّ مغربيّة ناطقة بثقافة البلد ولسان أهله. نعِيمَة الوَزّانِي .. مُحاميَة مَغربيّة تُعلن القَضَاء الإسبَانيّ وُجهَة لهَا ولدت نعيمة الوزّاني ببرشلونة، قبل 30 عاما من الحين، من أمّ إكوادُوريّة وأب مغربيّ منحدر من مدينة تطوان.. إلاّ أن مشيئة الأبوين نقلتها صوب شمال المغرب حيث عاشت لـ12 عاما قبل معاودة قصد الأرض التي رأت فيها النور. وحرص أقارب نعيمة على إحاطتها بكامل الرعاية خلال سنوات تمدرسها الأساسيّ بالمغرب، ووعيا منهم أنّها سليلة زواج مختلط، فقط ارتأوا تشبيعها بالثقافة المغربيّة وتعليمها اللغة الدارجة للبلد، زيادة على ثقافة الوطن وتعاليم الإسلام، قبل معاودة إرسالها لحضن أسرتها الصغيرة بكتَالُونيا. بين تطوان وبرشلونة تقول نعيمة الوزّاني إنّ أفضل أيّام حياتها قد قضتها بالمغرب، وتزيد أنّها تحتفظ، من خلال الأعوام الـ12 التي قضتهما بتطوان، بذكريات جيّدة رغما عن سوء نطقها الحالي بالدارجة المغربيّة التي تلقت أولى مبادئها من أسرة أبيها. وتكشف الوزّاني، التي تشتغل اليوم محامية مختصّة في المجال المالي بكتالونيا، عن شديد ارتباطها بالمغرب كوطن لها، معلنة أنّ ذلك الاقتران الوجداني يثبت بالفترات العديدة التي حرصت خلالها على التنقل نحو المغرب، على عكس بلد أمّها، الإكوادور، الذي تتوفر به على عائلة لم تزرها غير مرّة فريدة في حياتها. عين على القضاء بعد فلاحها في نيل شهادة التعليم الابتدائي بالمغرب، التحقت نعيمة ببرشلونة من أجل استكمالها للمسار الدراسي الإعدادي والثانوي.. وتقرّ ذات المغربيّة الإسبانيّة الإكوادُوريّة بعدم مواجهتها لصعوبات جراء دراستها بتطوان، لتشدّد على أن ما تخلت به من جدّية قد وجهها صوب النجاح لتنال الباكلوريا بسلاسة. اختارت الوزّاني خوض غمار التكوين القانوني بمرحلة دراستها الجامعيّة، إذ استمرّ ذلك لـ5 سنوات كاملة بهدف الاتجاه إلى سلك القضاء.. فنعيمة كانت تحلم بذلك منذ صغر سنّها، وعملت لأجل تحقيق ذلك بكل ما لديها من إصرار، غير أنّها لم تفلح في اجتياز الاختبارات الخاصّة بذلك. شرعت نعيمة، منذ عامين، على الاشتغال محاميّة لتخصص يقرن أدائها بالقوانين الاقتصادية لكتالونيا كما لإسبانيا.. باصمة على كفاءة عالية في غالبية القضايا التي تتعاطَى معها.. لتصبح واحدة من أيقونات المجال وسط زملائها ببرشلونَة. ارتياح وطموح تقرّ نعيمة الوزّاني بارتياحها ضمن المهنة التي تمارسها، إذ تقول بأن المحاماة هي جزء فقط ممّا كانت تصبو إليه، غير أنّها لا تكبت سعادتها وهي تزيد بأنّها فرحة للغاية ضمن موقعها الحالي في انتظار بلوغها لمصاف القضاة الذي تصبو إليه دون كلل. وتقول "ابنة تطوان": "يجب أن أعمل بالمحاماة لـ8 سنين إضافيّة حتّى أرتقِي لما أبتغي.. فأنا محتاجة لتسميتي خبيرة في مجال القانون المالي لأجتاز امتحانات الهيئة القضايّة، وأؤكّد من الحين أنّ أدائي يشعرني أني سأحقق ذلك وبتفوّق". نصح للمغاربة ترَى نعيمة الوزّاني أن المغاربة الطامحين للنجاح محتاجون لتشجيعات أولاها ينبغي أن تصدر منهم.. وتزيد بأنّ الراغبين منهم في قصد برشلونة ونواحيها للتكوين مطالبون بتعلّم الكتلانيّة لا الإسبانيّة، زيادة على روح الانفتاح المطلوبة منهم للانخراط في المجالات السياسية والجمعويّة التي تختصر الطريق بهم نحو الخبرات المرادة. وتردف نفس الشابّة بأنّ المغرب بلد له روعته الخاصّة التي ينبغي أن يدركها كل المغاربة حتّى يعملوا على الحفاظ عليها وإشاعتها صوب كل العالم.. عائدَة بذاكرتها إلى سنين الطفولة التي كانت تغادر خلالها المغرب من أجل زيارة والديها في رحلتين بالشتاء والصيف وهي تسترسل: "أنا عاشقة للمغرب، وكنت أتحيّن الفرص لكي أعود إليه كلّما غادرته لرؤية والديّ، تماما كما الحين.. إذ لا أدع وقت فراغ أتوفر عليه إلاّ ويذهب بالي نحو البلد الذي أتوفر على ذكريات رائعة تردّني إلى سحر أرضه وناسه".

نعِيمَة الوَزّانِي .. مُحاميَة مَغربيّة تُعلن القَضَاء الإسبَانيّ وُجهَة لهَا

Bouchra Baibanou dompte le McKinley, en attendant l’Everest

Bouchra Baibanou ambitionne atteindre l'Evrest

Bouchra Baibanou est une femme obstinée, elle qui est à deux doigts de réaliser son rêve le plus cher, celui de devenir la première femme marocaine et arabe à atteindre les sept sommets les plus culminants au monde. Architecte de profession, cette férue d'alpinisme et de randonnées en grande nature s'est lancée un pari fou en 2011, après avoir découvert le projet intitulé «Messner» (qui consiste à escalader le sommet le plus culminant de chaque continent). Ainsi, elle s'est vue embarquée dans une aventure extravagante et grandiose, qui l'a menée vers le Kilimandjaro en Afrique (5.895 m, avec son époux pour le baptême de feu), au Mont Blanc (4 810 m, le sommet le plus élevé en Europe de l'Ouest), ensuite l'Elbrouz en Russie (5.642 m, le plus élevé en Europe) et l'Aconcagua (6.960 m, le plus haut sommet de l'Amérique latine qu'elle a réussi en deux temps). Aujourd'hui, Bouchra est à 8.850 mètres (hauteur de l'Everest) de l'extase, car elle vient de vaincre l'avant-dernier sommet de la liste : le McKinley ou Denali (6.194 m en Alaska, États-Unis), sommet le plus haut du continent nord-américain. Elle fait à présent partie des 32% d'aventuriers ayant tenté et réussi l'escalade de ce sommet. Une épreuve plus exténuante que ses précédentes La dernière expédition effectuée par Bouchra était bien plus exigeante que ses précédentes, comme nous l'explique la vaillante aventurière : «Il y avait constamment des tempêtes de neige et il faisait toujours froid, on s'est habitué à -15 °C, la température baisse jusqu'à -20 °C ou -30 °C le soir». Aussi, Bouchra devait-pour la première fois depuis qu'elle a commencé ses défis-transporter ses bagages elle-même : «Au départ, on utilisait des slides jusqu'à atteindre les 4.000 mètres, mais ensuite il fallait tout transporter en sac à dos jusqu'au camp supérieur, niché à 5.200 m. Sachant que cette zone est critique et dangereuse, on devait aussi supporter le fait de marcher avec un lourd sac à dos de 25 kg sur une pente de 55° en s'aidant par des lignes fixes et après sur une crête très étroite. Le vent s'invite aussi pour élargir l'éventail des dangers parsemant la montée». Bref, une vrai partie d'horreur pour le commun des mortels et des heures de dur labeur pour les alpinistes les plus aguerris. Après s'être délectée de la vue sublime, perchée sur le sommet, Bouchra devait redescendre, un autre calvaire : «On a dû traîner le pied pendant deux jours de tempête de neige, la descente était très difficile. Cela nous a pris 14 heures pour enfin accéder au camp de base». Au pied de l'Everest Au-delà de revêtir des airs de supplice, le périple de Bouchra était aussi une occasion de découvrir un paysage et un climat à part entière, avec ses facettes les plus belles : «On se sent vraiment minuscule devant cette montagne majestueuse et la succession entre jour et nuit est assez particulière là-bas : il faisait jour pendant presque l'intégralité du temps, le coucher de soleil n'ayant lieu qu'à 23 h 30 parfois. Pas besoin de lampe frontale donc», et les moins commodes : «Un jour j'ai oublié mon dentifrice et mon écran dehors et je me suis retrouvée avec deux blocs de glace inutilisables». À la question de savoir quand est-ce qu'elle s'attaquera au plat de résistance, le Toit du monde (l'Everest), Bouchra paraît sceptique, mais sans une once de découragement : «Il faudrait d'abord que je réussisse à trouver des sponsors, mais je compte cravacher pour le faire l'année prochaine». En effet, Bouchra a perdu le soutien de l'un de ses deux partenaires, ce qui n'est pas de bon augure avant une expédition au Tibet, car il faudrait prévoir une somme avoisinant le million de dirhams. On ne peut qu'espérer que ce porte-étendard de la femme marocaine puisse arriver à ses fins, aussi extrêmes soient-elles.

Bouchra Baibanou ambitionne atteindre l'Evrest

Innovation : Le Maroc gagne huit places au classement mondial

Un chapitre dédié à la diaspora marocaine dans l'édition 2014

L'édition 2014 consacre tout un chapitre à l'apport de la diaspora marocaine au développement des secteurs émergents. L'esprit de l'innovation marocain se porte de mieux en mieux. Preuve en est, est que le Royaume a gagné huit places dans le classement du Global Innovation Index ranking 2014 (GII, indice mondial de l'innovation), avec un score moyen de 32,24 points. Se positionnant ainsi au 84e rang, au lieu du 92e l'an dernier, parmi 143 pays étudiés. C'est ce qui ressort du rapport publié par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l'Institut européen d'administration des affaires (INSEAD) et l'Université Cornell (USA), dont l'édition 2014 consacre tout un chapitre à l'apport de la diaspora marocaine au développement des secteurs émergents et à la dynamique de production intellectuelle et de brevets d'invention, y compris dans le pays d'origine. Ainsi, selon le rapport, plus de 32.000 expatriés marocains font partie des compétences hautement qualifiées et exercent en tant que cadres supérieurs ou professionnels du secteur privé. Ils sont principalement concentrés en France (32%), Espagne (20%), en Italie (12%), aux pays arabes (6%) ainsi qu'aux Etats-Unis et Canada (3%). Par ailleurs, au niveau mondial, la Suisse, le Royaume-Uni et la Suède arrivent en tête de l'Indice, suivis par la Finlande, les Pays-Bas, Etats-Unis, Singapour, Danemark, Luxembourg, Hong Kong et la Chine. Le rapport relève également que l'Afrique subsaharienne a enregistré d'importants progrès à l'échelle régionale. En effet, sur les 33 pays africains pris en compte dans le GII 2014, 17 ont amélioré leur classement. La Côte d'Ivoire se distinguant en gagnant 20 places et Maurice pour se hisser en tête du classement régional (40e position en 2014). Enfin, à l'échelle du monde arabe, les Emirats Arabes Unis arrivent en tête (36e), devant l'Arabie Saoudite (38e), le Qatar (47e), la Jordanie (61e), le Kuwait (69e), la Tunisie (78e) et l'Egypte (99e).

Le Maroc gagne huit places au classement mondial

مُحمّد المذكُوري.. مَغربِيّ خبِر اللّسَانِيَات فِي مَسَار حَملَه للعَالمِيّة

مُحمّد المذكُوري.. مَغربِيّ خبِر اللّسَانِيَات فِي مَسَار حَملَه للعَالمِيّة

يتوفّر على شهادتين للدكتُورَاه نالهما بعد الهجرة إلى إسبانيا عقب مسار امتدّ بكامله فوق التراب المغربي من ضواحي بني ملاّل إلى العاصمة الرباط.. ويتموقع ضمن مصاف كبار خبراء اللسانيات في أوروبا كما بالعالم.. لكنّ مساره لم يكن ينمّ عن كلّ هذا النجاح، وقد كان محتاجا لـ "رجّة قاسيّة" حتّى يعاود الانطلاق بأحلامه صوب أفق التحقّق. ولد محمّد المذكوري بقرية صغيرة تبعد عن مركز إقليم بني ملال بـ20 كليومترا، وهو التجمع السكني البدويّ الحامل لاسم "تَاكزِيرت" لوقوعه بين نهرين.. وبذات الفضاء اقترنت دراسة محمّد الابتدائيّة لـ5 سنين، آخذا في قطع مسافات من 2,5 كيلومترات ذهابا إلى الحصص التدريسية وقدوما منها، قبل أن يلتحق بـ "القصِيبة" التي تلقى فيها تعليمه الإعدادي والثانوي مستفيدا من الإقامة الداخليّة بالمؤسسة.. ويقول المذكوري إنّ هذا المشوار بالضبط قد علّمه الكثير من الإيجابيات، أبرزها الانضباط. تمدرس محمّد بثانوية الحسن الثاني ببني ملال، وبعد نيله لشهادة الباكلوريا قصد جامعة محمد الخامس بالرباط للتخصص في دراسة اللغة الإسبانية بكليّة الآداب، حيث اختار اللسانيات، ومن ثمّ نجح في مباراة لولوج مركز تكوين المكوّنين في مجال الترجمة بالعاصمة، كما عيّن أستاذا بجامعة فاس.. غير أنّ طردا طاله من مركز المكوّنين جعله يعيد حساباته من بدايتها، ليشدّ الرحال صوب إسبانيا من أجل التعمق في الدراسات العليا. هجرة بطعم الحُكرَة يشغل المذكوري عددا من المهام اليوم، أبرزها كونه أستاذا جامعيا بجامعة الـ "أوطُونومَا" بمدريد، وهي المؤسسة الأولى للتكوين العالي بالعاصمة الإسبانيّة والثالثة ضمن تصنيف مؤسسات البلد بكامه، وهو بذلك "أستاذ كرسيّ".. أي أنّه موظّف دولة موضوع رهن إشارة الجامعة للتدريس.. بينما يعدّ هو الأول من هذه الدرجة في المملكة الإسبانيّة ضمن تخصص اللسانيات، الذي لا علاقة له باللغة العربيّة ولا بالعالم العربيّ. ويقول محمّد عن طرده من الدراسة بالمغرب: "لم يكن لي أي انتماء سياسي، فأنا مجرّد إنسان قادم من البادية لأجل أخذ قسط من الدراسة، وأضن أن الناس القائمين وقتها على النظام الجامعي المغربي قد رأوا في وجهي منافسا مستقبليا ارتأوا تحطيمه، ذلك أنّه لا وجود لمبرر غير ذلك وراء وقوف سيدة نافذة على طردي بعد أن راكمت التفوقات.. وعندما كنت أنظر إلى ما وقع، خلال تلك الفترة، لم أكن أتحمل الأمر ولا أتجاوزه إلى بتعاطي أدوية خلال فترة قاربت أشهرا أربعة.. لكني اليوم أقول إنّها تجربة مرّت بعدما جاءت من أناس حوّلوا مساري لما فيه خير كبير لي..". ما طال المذكوري، وهو الذي يورده بال تفاصيل ويعلنه خاليا من الأحقاد على البلد لأنّ الوطن أكبر من الأفراد، جعله يعدّل من تعاطيه مع فكرة الهجرة، خاصّة وأن تحصيله على الباكلوريا كان مرفوقا بتلقيه عرضا للاستفادة من منحة لدراسة القانون بجامعة "بُّـو" الإسبانيّة، إلاّ أنّه رفض.. ذلك أنّ كلّ دراسته قد تمّت بعيدا عن الأسرة، ما حذا به إلى الابتعاد عن خطوة الهجرة بالكامل.. ويكشف محمّد بأنّه رفض الهجرة مرّة أخرى بُعيد حصوله على الإجازة من جامعة محمّ الخامس، إذ مكنته مرتبته المتقدّمة من منحة دراسيّة تنقله للخارج، غير أنّه اعتذر عن قبولها.. ليجد نفسه مضطرّا للرحيل بعد سنوات من ذلك. "أول وصول لي إلى الحدود الإسبانية جعل حرس الحدود يرفضون مروري بالرغم من عدم تفعيل نظام التأشيرة وقتها.. وقد أعانني بعدها قنصل إسباني بالمغرب على تخطي الحدود، ذلك أنّي، خلال دراستي بالرباط، كنت أعمل مترجما فوريا ببعض البرامج التلفزية المغربية وكذا في أنشطة المركز الثقافي الإسباني، وكان الدبلوماسيون الإسبان يعرفونني، فدخلت إلى إسبانيا برسالة من القنصل الإسباني الذي طالب وقتها من الشرطة الإسبانية، على متن ورقة سلمها لي، السماح بمروري كي أتوجّه للدراسة" يقول المذكوري. مسار تفوّق شقّ محمّد المذكوري مساره الأكاديمي بإسبانيا دون منحة خلال السنة الأولى، وبعدها توفق في نيل منحة جيّدة للغاية من اللجنة الوطنية الإسبانية للتعاون الدولي، فأكمل مراكمة النجاحات إلى أن تحصّل على شهادة الدكتوراه الأولى من الجامعة التي يشتغل بها حاليا، ثمّ ينال دكتوراه ثانية من جامعة "لاّ كُومبلُوتِينسِي" التي تنافس مؤسسته المشغّلة.. وقد ضمّ المذكوري أيضا الجائزة الاستثنائية للبحث العلمي حول موضوع "صورة العرب في الصحافة الإسبانية" التي كانت أطروحة لدكتوراه الثانية، بينما سبق أن اشتغل ضمن الأولى على أطروحة تهمّ موضوع نظيرة الترجمة. ويصرّح نفس الأكاديمي المغربي بقوله: "أنا أستاذ كرسي، يعني موظف دولة، وجامعتي الرسمية هي جامعة ألأوطونوما، كما أدرس كأستاذ زائر في الجامعة المنافسة لاّ كُومبلُوتِينسِي، وأيضا بجامعة الكَالاَدِينَارِيس وجامعة فالنسيا، وأعمل أيضا خارج إسبانيا كأستاذ زائر في جامعة روما، وأستاذ زائر في بعض الأحيان بجامعة لوس أنجلس بولاية كاليفورنيا الأمريكيّة، وأشارك بتسيير الجامعة الرئيسية التي أنتمي إليها، حيث أنّي من مؤسسي دراسة الترجمة والترجمة الفورية لأنني متخصص أساسا في اللسانيات ومن بين ثلاثة كفاءات أسست الدراسات في جامعة لا أوطونوما بمدريد..، وبالنسبة لإدارة بعض الدراسات والورشات المدعمة من المجموعة الأوروبية ببروكسيل كنت أديرها، وكنت كذلك في رئاسة قسم اللسانيات بالجامعة التي أدرس بها، والأن أنا من بين المكلفين بمعايير الجودة في الدراسات وسط كليتي، والمسؤول عن المعادلات في تخصصي، ومنسق الإشراف على الطلبة الجدد بما في ذلك طلبة السلك الثالث". ويردف المذكوري: "بالنسبة للعالم العربي؛ عندي تعاون مع جامعة فاس عبر ماستر الترجمة، ودرست بالدار البيضاء كأستاذ زائر كما بمعهد فهد العالي للترجمة بطنجة، ولدي بعض الزيارات للكلية متعددة التخصصات بالناظور.. كما أتواجد من بين المشرفين على اختيار أساتذة اللغة الإسبانية بالجمهورية التونسية، و مشرف على تقييم بحوث المتخصصين في الدراسات الإسبانية في مصر". أبحاث ابن "تَاكزِيرتْ" يشتغل محمّد المذكوري في أبحاثه على ثلاثة أصناف، الأولى هي من داخل تخصص اللسانيات، وتتعلق بكل ما يخدم قضايا إنسانية كعدم تبخيس جهود الأخرين، ومناهضة العنصرية.. مقاربا، على سبيل المثال، ظواهر متعلقة بنظرة الشمال للجنوب والعلاقات بينهما.. أمّا المحور الثاني فهو متخصص أساسا بنظرية الترجمة سواء كانت مكتوبة أو فورية، وهذا مجال تخصصه الذي يدرّسه بالجامعة.. كما يعمل ذات الأكاديمي، ضمن نفس الأبحاث، على تحليل الخطاب الصحفي، باعتباره مختصا في تدريسه بماستر في جامعة فالنسيا، وهو ما يقترن بنتائج الدكتوراه الثانية التي تحصل بها على الجائزة الاستثنائية للبحث العلمي. للمذكوري كتاب يتعاطى مع صورة الأخر في الصحافة، وهو العارض لتحليل الصورة المقدمة من طرف الصحافة الورقية الإسبانية حول كل ما يقترن بالعرب أو الإسلام، إذ يدقق محمّد المذكوري في أسباب هذه الصورة عبر وضعها في موقع التمحيص ما بين الآني والتاريخي.. لكنّه يعتبر بأنّ ذات الإصدار طاله تعتيم بغير المختصين الذين يعدّونه من ضمن أهمّ الكتب التي صدرت عن "مستغربين".

مُحمّد المذكُوري.. مَغربِيّ خبِر اللّسَانِيَات فِي مَسَار حَملَه للعَالمِيّة

بوطالب يسير في اتجاه ولاية ثانية على رأس عمودية امستردام

بوطالب يسير في اتجاه ولاية ثانية على رأس عمودية امستردام

يسير عمدة روتردام أحمد أبوطالب، ذو الأصل المغربي، نحو تولي منصب عمدة العاصمة الاقتصادية والمينائية الهولندية للمرة الثانية بعدما أعطى مجلس المدينة موافقته على ذلك. ونقلت وكالة المغرب العربي للأنباء عن يومية (أ دي) أن مجلس بلدية روتردام صادق على توصية تتعلق بإعادة تعيين أبوطالب في هذا المنصب بعد انتهاء ولايته في يناير المقبل، وتمت إحالتها على مندوب الملك. وكان أبوطالب، عضو الحزب العمالي، أول مغربي ومسلم يتم تعيينه عمدة لمدينة أوروبية كبرى، وقبل توليه هذا المنصب، وسبق له أن شغل منصب كاتب الدولة في الشؤون الاجتماعية والتشغيل.

بوطالب يسير في اتجاه ولاية ثانية على رأس عمودية امستردام

Ces lauréats marocains qui ne daignent pas rentrer de l'étranger

Ces lauréats marocains qui ne daignent pas rentrer de l'étranger

Partis faire leurs études supérieures à l'étranger, des milliers de lauréats refusent le retour immédiat au pays. Ils veulent acquérir d'abord une solide expérience professionnelle. Le retour, pour une grande majorité de lauréats, est inscrit dans leur projet d'avenir. Mais pour un salaire meilleur ou pour fonder leur propre entreprise. Une enquête réalisée en 2006 révèle que, pour de nombreux lauréats, retourner au Maroc est une aventure risquée. lauréats marocains Ils sont partis étudier en France, en Espagne, aux Etats-Unis, au Canada ou ailleurs, et hésitent, après l'obtention de leurs diplômes, à rentrer au bercail pour chercher un travail et servir leur pays. Quelque 52 000 étudiants partent annuellement à l'étranger, selon les estimations du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres. La majorité, proximité (géographique, linguistique...) oblige, empruntent le chemin de l'Hexagone. En 2010, à titre d'exemple, ils étaient 30300 étudiants marocains (sur 254 000, toutes nationalités confondues), soit la première communauté d'étudiants étrangers en France, devant les Chinois et les Algériens. Combien d'entre eux décident de rentrer au pays après la fin de leurs études ? Aucune enquête pour savoir leur nombre exact, mais il est certain qu'ils se comptent par dizaines de milliers. La seule enquête sérieuse sur la trajectoire des diplômés marocains de l'étranger a été réalisée en 2006 par l'association Maroc Entrepreneurs. Elle a été focalisée notamment sur la problématique du retour au Maroc. Elle nous donne un éclairage assez intéressant sur le nombre approximatif de ceux qui veulent retourner, mais aussi et surtout, sur les raisons qui incitent ces jeunes, pour la plupart diplômés de grandes écoles françaises, à préférer rester en France. Huit ans nous séparent de cette enquête, mais ses résultats restent toujours d'actualité. Cette enquête révèle que la majorité, soit 88% des 1 823 personnes sondées, préfèrent rentrer. Seulement 36,4% des 335 personnes sondées revenues au pays, d'après la même enquête, l'ont fait immédiatement après les études. Le plus important pour nous dans ce sondage, ce sont les raisons qui poussent ces jeunes, certains bardés de diplômes, à rester dans le pays où ils ont étudié. Les témoignages que nous avons recueillis confortent plus ou moins cette tendance. Certains ne veulent par rentrer au pays immédiatement après l'obtention du diplôme le temps d'acquérir une première expérience professionnelle et enrichir leur CV. Mais ils ne conçoivent stratégiquement leur avenir que dans leur pays, ils y sont, sentimentalement, fort attachés. D'autres ont inscrit leur projet d'avenir à l'étranger, ils sont convaincus qu'ils y trouvent toutes les opportunités pour avancer dans leur carrière, mieux s'épanouir, et mieux réussir. En plus de la liberté et l'affranchissement des traditions qu'ils estiment rétrogrades et conservatrices du Maroc, et que le pays étranger le leur permet. Adil est parti très jeune aux Etats-Unis, il ne compte plus retourner au pays pour y travailler Commençons par les Etats-Unis, même s'ils n'accueillent pas autant d'étudiants que la France. Adil a 18 ans quand il débarque en 2001 à Marquette, une petite ville de 20 000 habitants située dans l'Etat du Michigan. Il fait l'Ecole supérieure Michigan Technology, dans la ville de Houghton, pour des études d'ingénierie en informatique. Puis un master dans le même domaine, tout en travaillant à mi-temps pour gagner sa vie. Rentrer au pays immédiatement après avoir terminé ses études, l'idée ne l'a même pas effleuré, dit-il, tellement il était absorbé par la recherche d'un emploi et la régularisation de sa situation de résident à l'étranger. C'est chose faite. Il habite actuellement à Ann Arbor et travaille comme consultant à Evigia Systems Inc. Il s'y est même marié à une Marocaine résidant aussi aux Etats-Unis, rencontrée via internet. «J'aime venir dans mon pays comme visiteur car j'aime ma famille, mais y retourner définitivement, je n'y pense pas. Quand je viens à Casablanca, où je suis né et fait mes études jusqu'au bac, je m'y sens tellement dépaysé par la circulation anarchique, par la mentalité des gens... Trouver une situation professionnelle meilleure qu'ici, en Amérique, je ne crois pas», tranche Adil. Logique, il est parti très jeune, ses débuts étaient difficiles, mais au fil du temps il s'est adapté aux habitudes, à la mentalité et à la rigueur américaines. Sa sœur, Kenza, elle, a fait le chemin inverse. Elle part à Boston, en 2010, rejoindre son fiancé marocain, mais après un cursus de cinq ans à l'Université Al Akhawayn, et une première expérience professionnelle au Maroc. Elle est allée vivre carrément aux Etats-Unis, le retour au pays ne se pose pas pour le moment. Nawfal, son époux, est parti à 17 ans en 1999, après son bac au Maroc. 15 ans plus tard, revenir au pays serait, dit-il, «une pure folie». Après des études à l'université, il a acquis suffisamment de notions en management dans le domaine du sport devenant ainsi coach dans un club de tennis à Boston. Ses compétences et son savoir-faire en la matière lui permettent de gagner confortablement sa vie. Il compte même acheter une maison dans un quartier huppé de la ville. «Les conditions où j'évolue ici aux Etats-Unis sont impossibles à trouver au Maroc. Je n'ai jamais regretté d'être venu», confie-t-il. L'enquête de Maroc Entrepreneurs l'a d'ailleurs bien souligné : les lauréats qui restent longtemps, 10 ans et plus, à l'étranger, ayant acquis une expérience professionnelle et ayant atteint un niveau de vie respectable, ne pensent plus au retour au pays. Déjà leurs compétences sont si pointues dans leur domaine et leur niveau de salaire si élevé qu'ils imaginent ne pas trouver des opportunités aussi intéressantes au Maroc. La même enquête révèle, témoignages à l'appui, une autre vérité : les lauréats de l'étranger refusent généralement de commencer leur carrière au Maroc, car ils ne sont pas aussi valorisés que ceux qui l'ont fait en France. C'est le cas de ce jeune commercial de 30 ans, vivant actuellement en France, qui déclare : «Après mes études, je suis rentré à Casablanca, et pour un bac+5 on m'a proposé 5 000 DH nets pour un poste très intéressant...Je n'exclus pas l'idée du retour de nouveau, mais pas dans les conditions d'un jeune diplômé car hélas on n'a pas beaucoup de considération». Houria de Bruxelles veut rentrer, mais pour créer sa propre entreprise Autre direction, la Belgique. Houria G. a fait de brillantes études en ressources humaines à l'Université Libre de Bruxelles. Retourner à Béni-Mellal où réside sa famille juste après la fin de ses études en 2000 ne l'a pas du tout tentée. Elle avait à peine pris goût à la liberté et ne veut pas la perdre aussi rapidement. Ainsi a-t-elle décidé de rester encore quelques années dans la capitale européenne. En 2005, elle est déjà cadre au siège d'Alcatel dans la même ville. Mais elle ne compte pas s'y éterniser. Elle est très attachée à son pays où elle veut un jour être utile. Son rêve est de rentrer à Casablanca ou à Rabat, non pas comme salariée, mais pour créer un cabinet en ressources humaines. Cette tendance est aussi confirmée par l'enquête précitée : 45% des lauréats souhaiteraient s'installer au Maroc dans le but de créer leur propre entreprise. En général, les lauréats marocains en Europe ressentent une nostalgie et un attachement tellement forts à l'égard de leur pays qu'ils n'écartent pas l'hypothèse du retour définitif comme Houria de Bruxelles. Mais c'est le cas aussi de Hind K., partie étudier en France. Elle fait partie de ceux qui reportent à plus tard leur retour au pays, en tout cas pas avant d'avoir obtenu la nationalité française, et, surtout, pas avant d'avoir acquis une solide expérience professionnelle. C'est le cheminement de milliers de Marocains baignant dans le système français au Maroc. Après son bac en 2005, la voilà à l'école Polytech d'Orléans. Elle est ingénieur au bout de cinq ans, puis réussit un master en génie civil décroché à Ponts et Chaussées de Paris. Si elle n'envisage pas de retourner au pays juste après l'obtention de ses diplômes, elle a inscrit le retour comme éventualité probable. Pour elle, il faut travailler d'abord, être indépendante, et évoluer sur le plan professionnel. Elle intègre alors RFR, un grand bureau d'études parisien comme ingénieur d'études. «Elle ne gagne pas une fortune, mais son salaire lui permet de vivre convenablement», avoue Mohamed, son père, ingénieur de son état comme sa fille. C'est ce qu'elle veut en tout cas, ajoute-t-il. «J'en connais beaucoup comme ma fille, tellement gravités par leur pays qu'ils n'imaginent pas s'installer définitivement en France. Un ingénieur génie civil avec un CV aussi riche, crise ou pas, ne chômera jamais au Maroc», conclut-il en connaissance de cause. Lui, c'est une autre histoire, appartenant à une autre époque, celle des années 70 du siècle dernier. Lauréat de l'école de l'aéronautique de Toulouse, il rentre immédiatement dans son pays. «Nous étions son espoir. Quasiment tous les ingénieurs et les lauréats des autres facultés et écoles que je connais sont rentrés dès la fin de leurs études. Le Maroc avait tellement besoin de cadres. La génération actuelle n'a pas la même réflexion et les mêmes préoccupations que la nôtre», indique notre bonhomme. A cette époque, en effet, le chemin était balisé pour ceux qui ont fait leurs études supérieures à l'étranger (et même au Maroc). «La France était pour les études, le Maroc pour le travail», nuance Mohamed. Il n'y avait pas d'ingénieurs mal payés, ni de médecins, pharmaciens, architectes ou avocats. Un autre atout qui manque à la génération actuelle : les frontières étaient ouvertes, et la contrainte du visa pour se rendre en Europe n'existait pas. Aujourd'hui, les lauréats marocains en France veulent rester encore quelques années, ne serait-ce que pour avoir la nationalité et éviter, ainsi, les tracasseries de visa lors de chaque déplacement. C'est le cas de Wiâm D., partie étudier, elle, à Lille, en 2006. Après les prépas, elle fait l'Ecole centrale de cette ville. Cinq ans après, elle est ingénieur génie civil. Comme Hind, elle fait en plus un master, en anglais, dans le même domaine. Après, ça sera un stage de fin d'études à Toulouse avec une grande entreprise de bâtiment. Elle y est embauchée avec un CDI six mois plus tard. Retourner au pays n'est pas dans son agenda actuel. «Plus tard peut-être, quand j'aurai les idées plus claires sur les opportunités offertes dans mon pays», avance-t-elle d'emblée. Elle ne manque pas d'informations sur l'environnement économique marocain, mais pour elle aussi, elle n'entrevoit son retour que pour créer sa propre entreprise. Ils ne veulent pas revenir à cause du manque de transparence et de sérieux dans le milieu professionnel et social L'enquête de Maroc Entrepreneurs sur le grand retour au Maroc, réalisée en ligne sur le site de l'association en 2006, a visé deux cibles : Les Marocains résidant en cette date à l'étranger, et ceux rentrés au pays après une formation et/ou une expérience à l'étranger. 1 823 personnes se sont exprimées pour la première catégorie, 335 pour la seconde. D'après les témoignages recueillis, trois raisons incitent les lauréats marocains des écoles françaises à travailler dans le pays de leurs études plutôt que de tenter l'aventure de rentrer chez eux. Il y a d'abord le manque d'information sur les opportunités d'emploi et l'environnement économique, il y a ensuite le manque de transparence et de sérieux dans le milieu professionnel marocain. Troisième raison : les problèmes sociaux. Pour ne parler que de la seconde raison, les sondés accusent : - des services de ressources humaines, en général peu performants: peu de transparence dans le processus de recrutement, basé sur les relations personnelles et le milieu social. Les Marocains de l'étranger souhaitent que le recrutement soit davantage basé sur les compétences. - Un parcours professionnel souvent parsemé d'embûches : manque de confiance des entreprises à l'égard des jeunes diplômés, souvent assignés à des projets à faible responsabilité. Pour les sondés, la méritocratie fait valeur d'exception dans les entreprises marocaines. - Des niveaux de rémunération globalement insuffisants : Des salaires jugés très bas aussi bien dans le public que dans le privé. Sur le plan social, les sondés préfèrent rester à l'étranger à cause du fléau de la corruption, des piliers de développement encore fragiles et un environnement social peu épanouissant. Sur ce dernier point, les sondés décrivent l'environnement au Maroc comme souffrant d'un manque réel de divertissements (équipements sportifs, événements culturels...) pour toutes les tranches d'âge, d'un manque d'éducation civique pour une partie de la population, d'un manque de propreté des voies et des espaces publics et du non-respect du code de la route, ou encore des comportements peu respectueux. Les femmes en particulier souffrent plus de ces mauvais comportements.

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